‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 77 sur 336 · CONFÉRENCES POUR LA PAIX · texte numérisé non relu

CONFÉRENCES POUR LA PAIX

mon se voyant presque seul et tout désolé, tomba en grand ennui et anxiété d'esprit. « De vrai, il ne savait que faire ; il ne voulait point lever le siège , il ne pouvait davantage yrester; carilavait de nombreux ennemis souslesarmes, peu d'auxiliaires, et dans ce petit nombre la plupart bien mal disposés. D'un autre côté le château des Thermes était très-fort, et l’on ne croyait pas qu'il pût être pris à moins d’avoir sous la main de nombreux hommes d'armes. Pendant qu'il avait ces inquiétudes , voilà qu'il arrive des troupes de lance du côté de Lorraine couvertes de fer. « Grand miracle ! ce château, que l’on croyait imprenable, se rend tout à coup à de pauvres pèlerins. ? »

Vivant au milieu d’une population ennemie, le sire de Montfort ne pouvait se consolider que par des alliances avec les seigneurs naturels du pays. La conquête ne suffisait pas, car, opérée par des forces accidentelles et étrangères, elle ne pouvait rien donner, rien affermir. Aussi les légats cherchèrent-ils à rap-

1 Pierre de Vaulx-Cernay , liv. 4r. L’historien du comte de Toulouse dit encore que les hérétiques furent brûlés : et aquels arsen et brûlants les heretges, sans marci ni pietats.— Col, 29.

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