PROGRÈS DES FRANCS
Cependant Lavaursuccombait sous le comte de Montfort; quatre cents parfaits hérétiques furent livrés au bûcher par les croisés avec une jote extrême; on leur offrit la vies'ils voulaient renoncer à leurs opinions religieuses. Tous préférèrent la mort; le butin servit à payer un marchand de Cahors, qui avait prêté quelque somme d'argent au comte Simon, dans le besoin . Après cette expédition, les Fran. cais qui venaient d'arriver au camp sous Enguerand de Coucy, voyant qu'il n’y avait pas graud’chose à gagner sous les bannières du comte , témoignèrent le désir de s’en rétourner, et en effet ils partirent quoiqu' on cherchât à les retenir par promesses et monitions.
La guerre se trouvait déclarée par lefaitentre le comte de Toulouseet Simon de Montfort; car leurs opinions et leur intérêt étaient très-différens ; Raymond ne pouvait rester long-temps croisé contre ses propres vassaux et Simon ne
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devait pointtolérer un seigneur de la racedu soi, ®
quiréumssait autour de lui quandil les appelait tous les vassaux de la Langue-doc. LD faliait nécessairement que la seigneurie nouvelle ef-
1 Pierre de Vaulx-Cernay, chap, 45.