PRÉPARATIFS A TOULOUSE
facât la domination ancienne, ou que celle-c: expulsât l’autre des terres qu'elle venait de s'approprier par la force.
La prisedeMontferrandfutunesortededéclaration de guerre entre le vieux comte et Simon. Les Francais passèrent le Tarn à Rabastens et s'avancèrent vers Toulouse. Les capitouls et magistrats pour détourner l’orage qui les menacait députèrent quelques-uns d’entr’eux afin de connaître la cause de cette brusque invasion. Simon leur répondit : « Ce n’est pas vous à qui nous en voulons ; mais pourquoi rèconnaissez-vous pour votre seigneur le comte Raymond relaps et excommunié? renoncez au serment de fidélité que vous lui avez prêté. » «Oh! pour cela, c’est impossible, répondirent les habitans; le comte a toujours été notre seigneur légitime, pourquoi manqueriorsnous à la foi jurée? » En entendant ces paroles, l'évêque Folquet, qui était dans le camp
“des croisés, se livra à d’ardentes invectives contre les bourgeois. « Maudits de Dieu, leur | dit-il, race d’hérétiques, ainsi donc vous préférez le comie à votre évêque qui vous délie aux yeux du Seigneur. Eh bien ! je manderai aux