‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 89 sur 336 · SIÉGE DE CASTELNAUDARY · texte numérisé non relu

SIÉGE DE CASTELNAUDARY

la campagne , les bannières de Bearn , de Foix et de Comminges, qui les entourèrent par trois côtés. Le comte avait peu de chevaliers, mais il attendait quelques lances de France, depuis Jong-temps annoncées. Ce secours était bien nécessaire, car, imitant les châtelains du Toulousain et de Foix, tous les possesseurs de fiefs, des environs de Castelnaudary, étaient revenus à la suzeraineté des Provençcaux ’.

Montfort ne pouvait compter que sur ses propres homines. Il avait voulu lever quelques chevaliers dans ses nouveaux domaines de la Langue-doc; mais à peine étaient:ils réunis, qu'ils se débandèrent, et vinrent grossir larmée du comte de Toulouse. IL y avait un châAtelain nommé Guillaume (Cat (ou leChat ), de la race méridionale, et que le vicomte franc de Béziers et de Carcassonne avait comblé de biens et de fiefs. I] le manda pour qu'il lui prêtât appui; mais les répugnancesnationalesétaienttelles, queGuillaume au lieu d'amener les chevaliers qu'il avait pris

1 Chron, Præclar. franc. facinor, p. 115. Chron, provence.

col, 40.

Page 1