AVERTISSEMENT ET ERRATA
Quelques noms propres ont été écrits de manières différentes; il est essentiel de préciser leur orthographe.
Toutes les fois que le nom de Saladin se présente, il faut lire : Salah-Eddin (bonheur de la religion) rbrsque je cite les auteurs arabes, et Saladin lorsque j'emprunte les récits aux vieilles chroniques françaises.
Les noms d'Eléonor, Aliénor, Eonor, donnés par les chroniques à la duchesse d'Aquitaine, femme de Henri II, résultent d'une différence d'idiome dans les langues parlées.
Il en est de même de celui d'Arthur ou Arthas des vieilles léfendes bretonnes.
Le comte de Mâcon est indifféremment appelé Hugues et Guillaume.
Pour s'expliquer comment on trouve le nom de tant de papes dans la période si courte, de 1180 à 1198*, il faut savoir que sept pontifes occupèrent alors la chaire romaine : Alexandre III , Luce III , Urbain , Grégoire VIII, Clément III, Gélestin III, et Innocent III.
Quelques répétitions de mots ont été nécessitées par le sujet : j'ai souvent préféré l'uniformité avec ses couleurs locales à des synonymes des temps modernes.
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1J LETTRE A V- VR BASANTE
vie locale de ces populations diverses qui nous ont précédés dans une carrière de lutte» et (Je combats pour la conquête de leitr affranchissement. Quel charme s'attache à des siècles où tout nous appartient , gloire , revers , institutions ; où chaque, çroirç propre excite un souvenir, chaque triomphe notre orgueil, chaque scène enfin le vif intérêt d'un tableau de famille !
Lorsqu'on porte un regard attentif sur notre histoire nationale, on reconnaît qu'elle offre un certain nombre de grandes époques auxquelles toutes lés autres se rattachent, comme des développements ou des résultats, La prerqière râftpmteà l'invasion et à rétablissement ejes tace» du Nord, cette lptte longue et vivace des coœquérans et des, possesseurs do sol. Elle embrasse et domine toute la période de$
SUR L'HISTOIRE DE FRAJrCE. îîj
Mérovingiens. Puis arrive la réunion vio*lente par la conquête , soui un empereur d'origineAustrasienne* dépopulations et de familles diverses j fusion passagère qui se dissipe presque aussitôt j l'anarchie féodale, cette vie isolée de fiefs et de châteaux , cette société éparpillée <> en est comme la réaction ; la quatrième époque commence l'œuvre de la recons-* tructiou des gouvernemens , de Y esprit d'unité , d'ordre et de vie sociale. Elle prend au douzième siècle, et se continue jusqu'au quinzième; c'est la lutte instinctive plutôt que raisonnée de là royauté contre les désordres de l'égoïsme féodal. Sous Louis XI, le triomphe est complet ; la souveraineté organise pour ainsi dire sa victoire j le génie du prince met à profit les résultats obtenus , la monarchie s'assied de telle sorte , que ',