‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 11 sur 248 · XX LETTRE A M. DE BARÀNTE · texte numérisé non relu

XX LETTRE A M. DE BARÀNTE

cûtielle de l'histoire du vieux temps.

Je n'ai point négligé non plus les romans de chevalerie, les chants des trou-, vères et des troubadours. Tableau poétique des croyances et des mœurs populaires , cette poésie merveilleuse est tout empreinte des idées locales j le romancier raconte les fables des temps antérieurs j il leur donne la couleur de l'époque à laquelle il appartient , et cet heureux anachronisme, que la critique corrige facilement , fait de ces compositions d'utiles documens pour l'histoire.

Préoccupé de cette idée, que la vie d'un peuple est encore ce qui fixe le plus

attention, j'ai peut-être trop souvent sacrifié l'unité d'action à la peinture des mœurs, des usages; le personnage de Philippe -Auguste a disparu dans ces descriptions de notre vieille France , et l'on

SUR L'HISTOIRE DE FRANCE. Xïj

me pardonnera si j'ai souvent trouvé plus d'intérêt à raconter comment une simple commune a conquis sa liberté, qu'à décrire les actions du prince lorsqu'elles n'ont exercé aucune influence sur la marche de la société.

ao Mai 1839.

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