BOIS-COMMUN
tout impôt sur sa nourriture , sur le vin et le fourrage. Aucun d'eux ne sera requis pour le service militaire à moins qu'il ne puisse revenir le soir même dans sa maison. Les marchands de Bois-Commun qui arriveront aux foires , ne pourront être inquiétés par nos justiciers s'ils n'ont commis un forfait dans la même journée ; ils ne seront traduits que devant les prud'hommes , même pour les crimes royaux. Nous seul aurons le droit de vendre le vin au son de la trompette dans la ville ; mais nous ne pourrons, nous et la reine, exiger des bourgeois , un crédit plus long que quinze jours pour les vivres que nous achèterons. Si l'habitant a reçu un nantissement pour une dette du roi, il pourra le vendtehuit jours après ce délai. Aucun d'eux ne nous doit de corvée t si ce n'est une fois par an pour conduire notre vin à Orléans; et qu'ils soient bien avertis, les bourgeois , que nous ne les nourrirons pas , et qu'ils doivent apporter en même temps du bois pour notre cuisine. Quiconque même de nos serfs aura demeuré un an et un jour dans la paroisse de Bois-Commun , deviendra libre.
Dès ce moment il aura tous les privilèges des
SSO ORLÉANS.
bourgeois et ne pourra être retenu prisonnier s'il donne caution. Lorsqu'un noble ou l'un de nos sergens trouveront dans nos forêts des chevaux, ânes ou autres animaux appartenant aux hommes de Bois-Commun, ils les conduiront devant le prévôt de la ville t qui ne devra pas condamner à l'amende si le propriétaire vient à prouver que l'animal est entré dans le bois piqué par des mouches ou poursuivi par un taureau; en un mot, sans la faute du gardien. Les habitans pourront prendre dans nos forêts du bois mort pour leur usage. Ils ne seront justiciables sous aucun prétexte de l'abbaye de Saint-Benoist, et jouiront de tous les privilèges delà liberté '. »
a Pour le bien de l'âme de notre père le roi Loys , et de la nostre , et de l'âme de tous nos antécesseurs , tous les serfs que nous appelons hommes de corps , quiconque sont à Orléans et aux villettes d'environ, absolvons à toujours de tout le joug de servitude , eux , leurs fils et leurs filles ; voulons que ils soient aussi francs , que si nuncque ils ne fussent nos serfs. Nous nous engageons à ne plus faire violence aux ha-
i BrécgaigM, collect. de diplom., t. IV.