‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 113 sur 248 · AFFRANCHISSEMENT DE SAINT-DENIS · texte numérisé non relu

AFFRANCHISSEMENT DE SAINT-DENIS

ront cinq sous ; les étrangers me donneront une somme pareille ; mais les juifs en acquitteront vingt pour avoir la permission de séjourner. L'amende pour les coups donnés sera de soixante sous; pour rapt, adultère, viol, homicide, elle sera à ma volonté. Il est entendu que moi, comte, pourrai sommer les bourgeois de me servir à la guerre ou de me fournir d'autres hommes : moyennant quoi je jure d'observer les coutumes de Tonnerre ; et si Renaud, mon frère cadet , venait à obtenir cette ville par le droit ou succession , il jurera comme moi, car je veux que ce soit chose ferme et stable 1 .»

« Hugues , par h grâce de Dieu abbé dubienheureux saint Denis en France : Voici notre charte approuvée par le roi Philippe : Nous pensons qu'il nous importe beaucoup de veiller principalement au profit de ceux qui , par les avantages qu'ils acquièrent et l'augmentation de leur fortune, peuvent accroître nos revenus ; nous voulons donc faire connaître à tous les fidèles de Dieu présens et à venir , que les bourgeois de notre ville où le très-saint

i Chartes de Tonnerre, p. 17, Recueil du Louvre, t. XI, p. 917*

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