‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 114 sur 248 · AFFRANCHISSEMENT DE SAINT-DENIS · texte numérisé non relu

AFFRANCHISSEMENT DE SAINT-DENIS

corps du bienheureux martyr repose , se sont présentés devant nous en nous suppliant dévotement de les exempter de toute rapine ; car il y avait de bien mauvaises coutumes dont l'existence les exposait sans cesse à perdre leur marchandise , de sorte que ceux du dehors craignaient de venir dans cette ville. Comme cela nous était très - nuisible , nous avons donc jugé leurs prières honnêtes et aussi utiles à eux qu'à nous-mêmes : c'est pourquoi nous les exemptons, eux et leurs héritiers, de toute rapine, taillé, prise, etc., moyennant qu'ils payent à nous ou à nos successeurs 1 28 1. de la monnaie de Paris, et de plus, 60 liv.

pour la pitance des frères aux kalendes de janvier. Le cens fixé se recueillera de la manière suivante : l'Abbé , d'après le conseil des bourgeois, choisira dix hommes de bon témoignage, qui, après avoir prêté serment, feront la répartition du cens en même temps qu'ils en imposeront la levée. S'il y a retard d'un seul jour , les bourgeois payeront 60 sous d'amende sauf les exemptions de nos servons de corps 1 . » En général l'église était peu favorable aux

1 Doublet , hist. de Saint-Denis, t. I, aux preuves.

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