ÉTAT DU DOMAINE ROYAL. Û
donc nous arracher de force l'héritage de ftos pères, comme incapable de résistance ? Que le Seigneur voie et juge ! Si cela va plus loin , nous vous déclarons que vous serez moirts considéré comme un père que commfctjn parâtre. Deshérité, nous crierons ; dçpoivtlé par vous , nous attendrons vengeance 4ç Dieu et des hommes; mes barons march^rofrt contre Rome , et vous serez responsable de tout le mal qui arrivera 1 ! » Cette grande .jjiberté d'expression nous étonne dans ce, r âècle ; nous verrons plus tard le roi.PhiJipge'jnettre cette résistance en action, et soutenir sans s'émouvoir lep éclats des foudres pontificales. ■ ï»
Les pieuses prpdigalités cfu roi ^nyprs les églises et les monastères épuisaient te*: domaines de la couronne , qui étaient alçrs bornés , comme on l'a vu , aux fiefs particulier* du suzerain. Quelques années après sonavétfemenl ses officiers en dressèrent un état ; Philippe , plein de colère,, frappa de son gantelet le me* sager qui vint ainsi lui révéler les misères 4<
> Bréquigoy, Collée t. des chartes cl diplômes, t. IV, p. 66.
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son domaine. Voici d'ailleurs la charte qui en
fut dressée»
Revenus de Soissons. . . 600 liv, 7 s»
Châteauneuf et Chézi. 1 10 5 Grès et La Chapelle- . 140
^ Loris 58o
VieuviHe.. ., 240
Château - Landon. . . 56o Pontoise. ....... 56o
Sèvre. ........ 200
Courci. ....... 47 ia
Boisse*. ........ go
Moret. 4'°
Chaumônt 180
Bourges et Issoudun. igio x ; Béthizy , Verbérie et •
Làôn ....... goo
Mohtlhéri. 56o
Châteaufort. ..... 56
■* GoneSse. ' 56o
11 y avait là bien encore queïques.ressources, mais elles se trouvaient absorbées par les dedépenses locales : c'est ainsi que le prévôt de Soissons avait employé 18 1. pour armer trois balistaires ( hommes armés de batistes ), 20 1.