DROITS DU ROI SUR LB6 ÉGLISES
lippe règle, pour les églises, le mode d élection dans les chapitres » des évéques, archevêques et chanoines '.
ce II convient aussi à la puissance royale de régler les dépenses des monastères et des églises, .afin que dans l'avenir ils ne tombent pas dans la misère parleur prodigalité. Nous réduisons, en conséquence, le nombre des religieuses de Soisson» à deux cent seize filles de chœur, et nous voulons que vous n'en receviez aucune , qu'à l'article de la mort , jusqu'à ce quelles soient à ce nombre. »
a Notre cher Hugues, abbé de Saint-Germain, est venu à notre secours , en nous donnant du sien , ce qu'il a fait de très-bon cœur ; il pourra donc posséder tranquillement les revenus de. son monastère; ce que nous lui accordons de notre autorité. »
Quelquefois aussi , le roi recevait des fiêfs , connue mze indemnité des secours qu'il fournissait aux églises, a Nous avons reçu de l'archevêque de Reims plusieurs terres et revenus > moyennant quoi , nous promettons de fe défendre 1 ..»
i Dachery Spicileg. t. VII, p. 189* — 2 Brequigni , Collée L à& diplom , t. IV.
a44 LBTTRE AU PAPE.
Cet échange continuel de dons , de prières, de protection et de reconnaissance , n'avait lieu qu'entre le monarque et l'église nationale. Dès! l'année 1184? il f* ut dire, en l'honneur du jeune roi , qu'il apprenait déjà à résister aux prétentions de la cour de Rome. Le prince demandait au pape Luce que l'église de Tours ne lût point privée du titre de ^métropole des Gaules; le pape Luce refusait d'y consentir.
. Le roi hû éçrivjt : «Puisque vos entrailles sont fermées à nous et au royaume des Français, qui , jusqu'à présent, a été très-fidèle à l'église romaine, et que nous éprouvons les rigueurs de votre esprit inexorable , nous appelons en témoignage le ciel et la terre, pour que y si , quelque jour, nous fermons nos oreilles royales à vous et à vos frères* * nous- puissions paraître excusable devant Dieu et les hommes. Nous avons voulu la paix, et vous apportez le farouble dans la métropôlede Tours. C'estainsi que l'église romaine s'efforce de diminuer et de mutiler honteusement notre royaume, d'arracher la couronne de notre tète, de la briser, et de la fouler aux piedfr- Groyez-yous