TRAITÉ DEFINITIF
parjures au serment qu ils avaient fait de délivrer le saint tombeau, fut considérée comme an avertissement de la colère céleste ; les évêques et les prêtres profitèrent de l'émotion générale pour bâter la conclusion de la paix ; elle fut bientôt arrêtée sur les bases suivantes ' : a On convint <jtie la jeune Alix serait retirée de la garde du roi Henri , et confiée , par le choix du duc Richard, à l'archevêque de Cantorbéry ou à celui de Rouen , ou bien au comte Guillaume de Mandeville , vieux et prudent chevalier, qui la garderait jusqu'au retour du voyage d'outre-mer. Alors Richard devait l'épouser, suivant les anciennes conventions, et les barons du royaume d'Angleterre devaient reconnaître ce prince comme le successeur immédiat à la couronne. Dans le cas où le roi Henri chercherait à enfreindre le traité, tous les barons et prélats d'Angleterre s'engageaient à se déclarer contre lui en faveur de Richard.
Quant aux rapports de Philippe et de Henri, ils furent ainsi réglés : Le roi d'Angleterre renonçait à la possession du Mans et de Tours, jusqu'à
i On n'.i point la charte originale de ce traité de pai* ; Roger de iloveden n'en donne qu'une analyse.