LARGESSES DES DEUX ROIS
envers les églises et les pauvres. Philippe, avant son départ , confirma les communes de Laon et de Soissons; il rendit un gouvernement libre et municipal aux bourgeois de Saint-Remi, et reconnut leurs vieilles coutumes. Il donna à la maison de Dieu de Montargis des droits sur le four de la commune, et prit sous sa protection les libertés et les privilèges de l'abbaye du Bec, et particulièrement les barques, qui remontaient la rivière. Enfin , par un dernier diplôme, il concéda, à l'abbaye de Saint-Martin de Tours , tout ce qu'il possédait en vignoble auprès de Bourges. De son côté , le roi Richard fit de nombreuses concessions à ses hommes et aux églises. Unedeses chartesporte: « que compatissant aux douleurs des pauvres de Jésus-Christ, Richard donne à l'hôpital de Ste.- Magdelaine deRouen, quatre cent* livres d'Anjou , à prendre sur la vicç-comté deRouen; il jugea, siégeant au milieu de ses hommes, lesdifférens qui s'étaient élevés entre les comtesd' Anjou et l'archevêque de Tours ; enfin, il disposa , par des legs pieux , d'un bon nombre de fiefs *.
i Tous ces actes ou diplômes sont indiqués dans la grande cul' lection de M. de Brequigny , t. IV , ann. 1188, et 1189.