COUR PLÉNIÈRE DE POISSY
Tous les barons imitèrent cet exemple. Pri à partir pour la Terre-Sainte , Philippe , comt de Flandres et de Vermandois , confirma le lois et les coutumes des bourgeois d' Arras ; : assigna aux religieux de Clairvaux deux sa< de pois secs, à prendre chaque année dai:
ses fiefs : Hugues , duc de Bourgogne , donn à l'abbé et aux frères de la Croix, le déseï de Lachœr , pour le Cultiver et l'habiter av< ; leur confrérie ; Hugues , vicomte de Meau: :
concéda aux prêtres de l'église de Sainte-Mar i des-Fontaines , une partie de bois mort dans I forêt de son château; Raoul, sire de Couc du consentement de sa femme Elide et de i enfans, héritiers de sa baronie, fit don a moines prémontrés d'une terre inculte dite Haie-de-BIaissecourt ; le vicomte de Nanten à l'église de Saint-Denis., d'une rente annut de treize deniers en cire , d'un cerf et d' sanglier indompté \
• Après avoir donné quelques larmes à mémoire d'Isabelle , Philippe ayant réuni prélats et les barons au château de Poi tint une cour jJlénière pour régler les affaire
i Bréquîgny, dans la collection précitée , t. IV. .
35o TESTAMENT DE PHILIPPE-AUGUSTE.
son royaume pendant le pèlerinage d'outremer. Il confia la régence à sa mèfe et au cardinal de Champagne, et du consentement des seigneurs et des évêques. Il proclama l'ordonnance suivante : «Philippe, roi des Français; le devoir des rois est de pourvoir de toutes les manières au bien-être des sujets , et de préférer le bonheur général k sa propre satisfaction. Comme nous désirons avidement accomplir notre saint pèlerinage , nous allons ordonner comment les affaires de notre royaume seront traitées quand nous en serons partis.
» Nos baillis désigneront, dans chaque prévôté , quatre hommes sages et loyaux pris parmi les bourgeois. Rien ne se fera sans leur conseil ; à Paris , le nombre sera de six. Nous ordonnons à tous nos justiciers d'assigner un jour par chaque semaine, qui sera nommé jour d'assise, et durant lequel temps nos sujets recevront leurs droits et justice selon la loi écrite. Nous voulons et commandons que notre chère mère et Guillaume , archevêque de Reims , indiquent un jour tous les quatre mois pour entendre les plaintes et clameurs des hommes de notre royaume , et qu'ils pro-