TRAITÉ ENTRE RICHARD ET TANCRÈDE
dre ; à moins que cette revente ne se fit à des pèlerins. S'il pétrissait du pain lui-même, il devait n'y avoir qu'un tiers de son. Sur dix deniers de la vente, les marchands étaient tenus d'en donner un pour le pèlerinage. Ils ne pouvaient refuser la monnaie royale, à moins que le cordon ou la face ne fussent tout rognés, ni acheter de la dbair de bête morte , pour la revendre. Le bétail, pour être admis, devait avoir été tué sous la tente. Quant au vin , on ne pouvait le débiter qu'au prix qu'il était crié , le tout encore sous peine d'excommunication l . »
L'affaire du roi de Sicile et de Richard restait toujours à décider. La ville de Messine était comme une sorte de gage dans les mains des chevaliers du Temple et de l'Hôpital. Enfin une députation des habitans s'adressa au roi Philippe , pour solliciter la paix qui fat arrêtée à cette seule condition : « Tancrède donnait sa fille à Arthur , duc de Bretagne , pour l'épouser, dès qu'elle serait nubile. En conséquence il remettait immédiatement à Richard,
I Cet acte est rapporté en entier dans Benoît Tetershorough , ( Voyez la collection de donx Brial. t. XVII , p. 507. )