‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 198 sur 248 · SÉJOUR À MESSINE · texte numérisé non relu

SÉJOUR À MESSINE

Comme dot, vingt mille onces d'or. i> Le besoin d'argent détermina en cette circonstance le roi d'Angleterre. Il recevait, par ce traité, une somme très-considérable , qui pouvait lui servir à maintenir 4 son autorité parmi les barons et les chevaliers , pendant le pèlerinage. La condition de rendre cette dot au jeune Arthur était encore éloignée , et déjà peut-être Richard prévoyait-il qu'il pourrait eâ éluder l'exécution.

Les pèlerins de France et d'Angleterre étaient toujours pressés par le désir de visiter la terre sainte; mais la saison leur paraissant trop avancée , on se décida à demeurer dans la Sicile jusqu'au printemps. Tout l'hiver se passa en pompe militaire , et en jeux chevaleresques» Les barons de France et d'Angleterre , les chevaliers et les écuyers des deux nations échangèrent de grands coups en l'honneur de leur dame. Tous les soirs, après le repas, on se réunissait dans les plaines autour de Messine, et là on joutait de la lance et même du bâton. Il arriva qu'un paysan vint au milieu des pèlerins avec un âne chargé de roseaux TOHS 1. &4

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