‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 212 sur 248 · TENTÉS DES CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

TENTÉS DES CHRÉTIENS

l'eau , dit l'historien arabe Emadeddin , et son âme étant prête à le quitter, l'ange de la mort s'empara de lui et le conduisit dans l'enfer *. » Privés de leur chef, les croisés allemands, après avoir péniblement traversé la Syrie, vinrent joindre les chevaliers' et les barons , qui déjà assiégeaient Saint-Jean d'Acre.

Lorsque Philippe débarqua sur ce rivage , ty foule des pèlerins de toutes les nations , que les historiens arabes comparent à des oiseaux de proie et à des lions indomptables , •assiégeaient la cité depuis près de deux années. Leurs tentes, de mille couleurs, étaient rangées devant Ptolémaïs; sur le rivage se déployaient d'abord les banderolles des Génois ; auprès d'eux campaient les Hospitaliers , et non loin de-là le marquis de Montferrat ; derrière était Henri, comte de Champagne, Guy de Dampierre ; et après cexix-ci les comtes de Brienne , le comte du Bar , et ensuite le comte de Châlons, le comte Robert de Dreux et Tévêque de Beauvais ; un peu plus vers la plaine brillaient les gonfanons du comte Thibauld

i Extrait des historiens arabes, par M. Reinaud. An de l'hégire 586.

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