TOME I
4l8 PRISE DE PTOLÉMAÏS.
pfoyée» au marquis de Tyr , et quatre mille à ses hommes: on stipula la restitution du bois de la vraie croix.
La capitulation de Ptolémaïs fit la plus douloureuse impression dans l'armée de Saladin.
Les historiens arabes qui se trouvaient sous les tentes du sultan , en ont conservé un profond souvenir : « Tandis qu'on délibérait si l'on attaquerait l'armée infidèle pour sauver Ptolémaïs, on vit tout à coup arborer sur les murs 1 etendard et les bannières des Francs. Des cris s'élevèrent du côté de l'armée chrétienne. 11 était alors vers l'heure de midi. Les fidèles Musulmans en furent accablés ; ils demeurèrent un instant comme frappés de stupeur, et on eût dit qu'ils avaient l'esprit égaré. Ensuite ils éclatèrent en gémissemens et en sanglots ; pour moi, continue Boha-eddin , je restai tout ce temps - là auprès de Saladin ; il paraissait plus affecté qu'une mère qui a perdu son fils unique, et fondait en larmes ; je lui offris des consolations analogues à la circonstanoe; je lui conseillai plutôt de songer aux moyens de sauver Jérusalem et la Palestine '.
i Eitrtitdes Hist. arabes, ann. 587 de l'hégire, 1191 deJ.-C»