IO HENRI II, ROI D'ANGLETERRE
son plus puissant 4llié ou son plus redoutable adversaire. Il possédait, comme l'aîné de la maison des Plantagenets, la Normandie, l'arrière fief de Bretagne, l'Anjou, une grande partie du Maine et plusieurs fiefs dans le Berry , du chef d'Éléonore de Guyenne, il avait acquis le vaste duché d'Aquitaine et par conséquent les comtés particuliers du Poitou, du Limousin, le duché de Gascogne, les comtés de Bordeaux et d'Agen et toute la partie de la Touraine située sur la rive gauche de la Loire et la suzeraineté de l'Auvergne. Le roi d'Angleterre commandait , comme on le voit, à un territoire plus vaste que le domaine même de la couronne et il aurait pu facilement dominer ion suzerain; mais sa longue administration avait été violemment agitée par la révolte de ses propres barons et la guerre contre l'Irlande et les sauvages écossais ; la conduite d'Henri avec l'archevêque de Cantorbéry , qui avait été empreinte de ce double caractère si propre à inspirer le mépris , la cruauté et la faiblesse » lui av^ent fiait perdre l'estime de sa brillante chevalerie ; d'un autre côté , il avait eu l'imprudence de confier de vastes fiefs à ses fils, Henri, Richard