LE COMTE DE FLANDRES QUITTE LA COUR
• Ce traité opéra une véritable révolution. La sttzeraineté royale, jusqu'alors exercée par le comte de Flandres, passa dans les mains delà reine-mère , sous l'influence de l'archevêque Guillaume, et particulièrement tlu roi d'Angleterre. On stipula même , dans une nouvelle entrevue, au gué St.-Remi ( 27 avril 1 181 ) , que Philippe gouvernerait son royaume et sa personne d'après les avis et les conseils de Henri II , roi d'Angleterre '. Dès ce moment, toute sa confiance se partagea entre ceprince, son vassal, le comte de Clermont et le jeune fils de Robert Clément, seigneur de Mets, devenus ses intimes favoris.
Philippe de Flandres, à son tour, quitta le palais du roi, emmenant avec lui la reine Isabelle sa nièce, ce Lorsque le comte de Flandres eut appris l'alliance conclue entre les rois de France et d'Angleterre, il suscita contre son seigneur lige tout ce qu'il pût de Français et de Flamands, publiant partout que le roi avait résolu de raser leurs châteaux ou d'y en-
de ces lettres. — a Sept livres partais répondent, d'après le calcul de l'abbé de Camps, qui écrivait dans le dernier siècle, à io5 livres.-— 1 Roger de Hoveden Annal* Aoglor. , p. 611 et 61a.