‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 82 sur 248 · IÔ3 LE BOUTEILLIER · texte numérisé non relu

IÔ3 LE BOUTEILLIER

ceux d'Argence et de Chablis : un seul regard que le chapelain jeta de leur côté suffît pour les déconcerter.

« La salle étant un peu débarrassée de cette canaille, Beauvoisin parut; il fut reçu d'une manière distinguée. Bordeaux, Saintes, Angouléme, Saint- Jean-d'ÂngéU, et le bon vin blanc de Poitiers s'avancèrent pour demander l'honneur du choix. Mais Cluni, Monti morillon , et Reims les arrêtant , soutinrent contre eux la gloire des vins français' • Si vous avez plus de force que nous, dirent-ils, en revanche , nous avons un fumet et une finesse qui vous manquent. Les autres voulurent répliquer, on se querella : c'était une jolie guerre que celle de ces champions disposés en ordre de bataille, H n'y a personne, chevalier ou moine, chanoine ou bourgeois, eût-il été éclopé ou aveugle , qui ne Ait venu là briser une lance, et je gage qu'aucun d'eux n'eut demandé la trêve du roi*

» Philippe , dont toutes ces quçrelles ne faisaient qu'augmenter l'irrésolution et l'embar-

i Bordeaux et toute la Guyenne étaient alors en dehors du ter-; ritoire de la France.

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