‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 86 sur 248 · LE CHANCELIER · texte numérisé non relu

LE CHANCELIER

daire ; il avait les noms de protônotaire, apocrU «aire sou» la seconde; quelquefois on lappelak aussi chancelier, a Le chancelier avait tout pouvoir avec l'apocrisiaire sur la garde des archives et sur les clercs. Sous lui étaient rangés lec hommes qui écrivaient les capitulairesduroi fc .» Comme l'instruction était alors le patrimoine exclusif du clergé , on choisissait toujours le chancelier parmi les archevêques ou évêques qui visitaient la cour et assistaient aux grandes assembléespuhliques. Toutes leschartes royales sont revêtues du sceau du chancelier ( canctla* rius ) pendu à un ruban dont les nuances effacées ne permettent pas de voir la couleur.

Quelquefois le sceau est de cire jaune f quelquefois de cire verte , mais on n'aperçoitpoint encore ces caractères distinctifs qui plus tard signalèrent l'objet de la charte et l'autorité qui Ta vait concédée.

La cour de Philippe- Auguste voyait alors dans tout leur éclat les douze pairs du royaume. La dignité de pair était inhérente au système

i Hincmar dtordine patatii : erant illique subjecti viri prudente! et intelligentes qui praecepta régis scriberent. (Compar. arec Adelard, Epist. a\ '

Page 1