‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 90 sur 248 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

1 78 COUR PLÉHIÈRE.

réglée par les mêmes principes que la pairie de* barons. Si le choix avait été déterminé par l'éclat du siège épiscopal, comme il Tétait par l'importance du fief, il n'est point douteux qu'on eût préféré les archevêques de Sens et de Tours , les plus antiques métropolitains de la Gaule , à de simples suffragans de l'archevêché deRheims. Mais la féodalité qui se mêlait à l'organisation toute entière de la société, n'avait point permis cette préférence naturelle. Les pairs de la cour du roi devaient être , avant tout , possesseurs de fiefs relevant immédiatement de la couronne , et les archevêques de Sens et de Tours n'étaient point dans cette catégorie. Le pouvoir des évêques leur donnait droit sans doute à une représentation publique; mais les pairs étaient choisis parmi les possesseurs de fiefs, et c'était comme ducs de Rheims, comtes de Laon, de Noyon et de Beauvais qu'ils venaient siéger à côté du roi dans les grandes assemblées nationales. '

Au milieu de cette cour , où commençait à se former une hiérarchie de rangs et de dignités

i DisMitfttion sur l'institution des pairs d« France, par Ballet.

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