‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 89 sur 248 · LES DOUZE PAIRS · texte numérisé non relu

LES DOUZE PAIRS

douze apètres «ont appelé* les pairs de Jésus - Christ , avec lesquels il tient cours plénifoes, et donne force tournois.

Il est incontestable que ce ne put être qu'au milieu de ce mouvement d'ordre et de régularisation, qui depuis le règne de Louis VII se manifestait dans la société monarchique et féodale que la pairie dût prendre ses distinctions et ses prérogatives ; les six plus puissans parmi les vassaux du roi, devinrent les uniques pairs de sa cour dans la hiérarchie territoriale.

Alors aussi , le pouvoir ecclésiastique avait assez d'importance pour trouver sa représentation dans cette pairie, choisie parmi les vassaux immédiats de la couronne ; de sorte qu'on divisa les pairs en deux classes : six laïques et six ecclésiastiques. Les laïques furent : le duc de Normandie, possesseur de l'arrière-* fief de Bretagne, le duc de Guyenne et le duc de Bourgogne , les comtes de Champagne , de Toulouse et de Flandres ; quant aux six pairs ecclésiastiques , ce forent : l'archevêque de Rheims, les évêques comtes de Laon , de Langrès, de Noyon , de Châlous et de Beauvais.

Cette représentation du clergé ne fut point

Page 1