VIII. IDVS. FEBRVARII
MDCCCLXXVIII
Un acte, relatant ce qui précède, a été ensuite rédigé par Mgr Pericoli, doyen des protonotaires apostoliques, et signé par tous les assistants.
fl^alatue et mort De Pie ir. 373
Les fidèles du monde entier ont déjà décoré cette tombe de guirlandes, de couronnes, d'inscriptions gravées sur la soie, le bronze et l'argent. A côté de riches présents on voit de modestes couronnes ; de simples cadres renferment des inscriptions tracées sur le papier par une main amie ; d'autres sont gravées sur des plaques d'argent : les unes et les autres expriment l'admiration, l'amour et la reconnaissance (î).
Quelques semaines après les événements du 13 juillet, Léon XIII, dans le consistoire du 4 août, protesta en présence du sacré collège contre les sauvages attentats dont le corps de son prédécesseur avait été l'objet. Après avoir déclaré qu'il avait enjoint à son secrétaire d'Etat de communiquer aux souverains de l'Europe le récit des faits « criminels » qui s'étaient passés, à l'occasion de la translation du corps de Pie IX, il ajoutait : « L'injure faite à notre grand prédécesseur et l'outrage dont la dignité pontificale vient d'être l'objet, nous obligent à élever aujourd'hui la voix afin de rendre publics les sentiments de notre âme et de faire connaître que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour protéger la mémoire d'un personnage très saint et défendre la majesté du souverain pontificat. » Puis après avoir rappelé les volontés dernières exprimées par Pie IX dans son testament, fait le récit de ce qui s'était passé dans la nuit du 13 juillet et dit comment les catholiques occupés à prier « n'avaient provoqué ni par un seul cri, ni par un acte quelconque »