S. Cyprian, Epist. n
appenDice.
toute apostolique, aux fidèles chrétiens, les trésors célestes de l'Église laissés à notre dispensation. Excités plus vivement à la vraie piété, et purifiés de leurs péchés par le sacrement de la Pénitence, les fidèles répandront avec plus de confiance leurs prières devant Dieu et ils en obtiendront grâce et miséricorde.
En conséquence, Nous accordons par cette Encyclique, en vertu de Notre autorité apostolique, à tous et à chacun des fidèles des deux sexes dans tout l'univers catholique, une Indulgence plénière en forme de Jubilé. Cette indulgence, on la pourra gagner pendant un mois seulement, durant l'année prochaine 1865, et non au-delà, et ce mois c'est à vous, Vénérables Frères, et aux autres Ordinaires légitimes, à le déterminer. Et tout ce en la même manière et forme que Nous l'avons accordé, au commencement de Notre Pontificat, par Notre Bref apostolique du 20 novembre 1849, commençant par ces mots: Arcano Divinœ providentiœ consilio, et envoyé à tous les Évêques de l'univers. Nous accordons les mêmes pouvoirs conférés par nous dans ce Bref. Mais nous voulons que toutes les prescriptions, qui y sont contenues, soient observées, et qu'il ne soit dérogé à aucune des exceptions que Nous avons faites. Nous accordons cette faveur, nonobstant toutes dispositions contraires, même celles qui demandent une mention et dérogation spéciale et individuelle. Et pour écarter tout doute, toute difficulté, Nous avons ordonné qu'un exemplaire de ce Bref Vous fût envoyé.
<L Demandons, Vénérables Frères, demandons de tout » notre cœur, de toutes les forces de notre esprit la miséri- » corde du Dieu qui a dit lui-même : Je n'éloignerai pas » d'eux ma miséricorde. Demandons et nous recevrons ; et » si l'effet de nos demandes se fait attendre parce que nous » avons grièvement péché, frappons, car à celui qui frappe, » la porte sera ouverte, pourvu qu'il frappe par la prière, » les gémissements et les larmes, moyens dans lesquels nous » devons persévérer, et pourvu que la prière soit unanime. » Que chacun prie Dieu, non seulement pour lui-même, » mais pour tous ses frères, ainsi que le Seigneur nous a ) enseigné à prier (I). » Mais pour que Dieu se montre plus
x. Lettre de saint Cyprien.
Hppentiice.
Sanctissimamque Deiparam Virginem Mariam, quae cunctas haereses interemit in universo mundo, quaeque omnium nostrum amantissima Mater « tota suavis est... ac plena miser i- » cordise... omnibus sese exorabilem, omnibus clementissi- » mam praebet, omnium nécessitâtes amplissimo quodam » miseratur affectu (*), » atque utpote Regina adstans a dextris Unigeniti Filii Sui Domini Nostri JESU Christi in vestitu deaurato circumamicta varietate ; nihil est quod ab Eo impetrare non valeat. Suffragia quoque petamus Beatissimi Pétri Apostolorum Principis, et Coapostoli ejus Pauli, omniumque Sanctorum Cœlitum, qui facti jam amici Dei, pervenerunt ad ccelestia régna, et coronati possident palmam ac de sua immortalitate securi, de nostra sunt salute solliciti.
Denique cœlestium omnium donorum copiam Vobis a Deo ex animo adprecantes, singularis Nostrae in Vos caritatis pignus Apostolicam Benedictionem ex intimo corde profectam Vobis ipsis, Venerabiles Fratres, cunctisque Clericis, Laicisque fidelibus curas Vestrse commissis peramanter impertimus.
Datum Romae, apud S. Petrum, die VIII Decembrîs, anno 1864, decimoa Dogmatica Definitione Immaculatae Conceptionis Deiparae Virginis Mariae,
Pontificatus Nostri Anno Decimo Nono.