‹ Histoire de Pie IX le Grand et de son pontificatChapitre 55 sur 81 · S Ignatius M. ad Philadelph. 3. — 2. Psal · texte numérisé non relu

S Ignatius M. ad Philadelph. 3. — 2. Psal

3. S. Caslcst. epist. 22 ad Synod. Ephes. apnd Const.p. 1209.

4. 10 S, Innocent. 1 epist. 29 ad Epist. conc. Catthag. apud Const. p. 891.

9ppentiice.

et de journaux répandus aux quatre coins du monde. Vous n'ignorez pas non plus qu'il est de nos jours certains hommes que l'esprit de Satan a poussés à tel point d'impiété qu'ils nient le Dominateur suprême, JÉSUS-CHRIST Notre-Seigneur, et qu'ils attaquent sa divinité avec l'effronterie la plus criminelle. Et ici Nous ne pouvons pas ne pas vous donner, Vénérables Frères, les louanges les plus grandes et les plus justes, pour le zèle avec lequel vous avez élevé Votre voix épiscopale contre une si grande impiété.

C'est pourquoi Nous nous adressons à Vous dans cette encyclique, à Vous que Nous aimons et qui, appelés à partager Notre sollicitude, êtes pour Nous, au milieu de Nos douleurs, par Votre religion et Votre piété, un sujet de consolation, de joie et d'encouragement, à Vous qui Nous consolez par l'amour, la foi et le dévouement admirable avec lesquels Vous Vous efforcez d'accomplir, avec autant de force que de soin, la charge du ministère épiscopal, en union intime avec Nous et avec ce siège Apostolique. Nous attendons, en effet, de Votre zèle pastoral, que, prenant le glaive de l'esprit, c'est-à-dire la parole de Dieu, et fortifiés dans la grâce de Notre-Seigneur JÉSUS CHRIST, Vous Vous attachiez chaque jour davantage à faire en sorte que, par vos soins redoublés, les fidèles confiés à Votre garde « s'abstien- » nent des mauvaises herbes que JÉSUS-CHRIST ne cultive » point, parce qu'elles n'ont pas été plantées par son » Père (x). » Ne vous fatiguez donc jamais d'inculquer à ces fidèles que la véritable félicité découle pour les humains de notre auguste Religion, de sa doctrine et de sa pratique. Dites-leur que ce peuple est vraiment heureux dont Dieu est le Seigneur (2). Enseignez <î que le fondement des royaumes » est la foi catholique (3), et que rien n'est si funeste et ne nous » expose plus aux chutes et à tous les dangers, que de croire » qu'il nous suffit du libre arbitre que nous avons reçu en » naissant, sans plus avoir autre chose à demander à Dieu. > Enseignez qu'il est funeste à l'homme d'oublier son Auteur, » et d'oser renier sa puissance pour se montrer libre (4).»

1. Saint Ignnce. martyr, à Philadelphe, 3. — 2. Psaume 143. — 3. Lettre de saint Celestinau Synode d'Ephèse. — 4. Lettre de saint Innocent aux évêques de Carthagc.

appendice*

» tam (*), et nihil esse quod civitatum Principibus et Regi- » bus majori fructui gloriseque esse possit, quam si, — ut » sapientissimus fortissimusque alter Praedecessor Noster » S. Félix, Zenoni Imperatori prescribebat, — Ecclesiam » catholicam... sinant uti legibus suis, nec libertati ejus » quemquam permittant obsistere...

« Certum est enim hoc rébus suis esse salutare, ut, cum » de causis Dei agatur, juxta ipsius constitutum, regiam vo- » luntatem Sacerdotibus Christi studeant subdere,non prae- » ferre (2). »

Sed si semper, Venerabiles Fratres, nunc potissimum in tantis Ecclesiae civilisque societatis calamitatibus, in tanta adversariorum contra rem catholicam, et hanc Apostolicam Sedem conspiratione tantaque errorum congerie, necesse omnino est, ut adeamus cum fiducia ad thronum gratiae, ut misericordiam consequamur, et gratiam inveniamus in auxilio opportuno. Quocirca omnium fidelium pietatem excitare existimavimus, ut una Nobiscum Vobisque clementissimum luminum et misericordiarum Patrem ferventissimis humillimisque precibus sine intermissione orent, et obsecrent, et in plenitudine fidei semper confugiant ad Dominum Nostrum Jesum-Christum, qui redemit nos Deo in sanguine Suo, Ejusque dulcissimum Cor flagrantissimse erga nos caritatis victimam enixe jugiterque exorent, ut amoris Sui vinculis omnia ad seipsum trahat, utque omnes homines sanctissimo suo amore inflammati secundum Cor ejus ambulent digne Deo per omnia placentes, in omni bono opère fructificantes. Cum autem sine dubio gratiores sint Deo hominum preces, si animis ab omni labe puris ad ipsum accédant, idcirco ccelestes Ecclesiae thesauros dispensationi Nostrae commissos Christi fidelibus Apostolica liberalitate reserare censuimus, ut iidem fidèles ad veram pietatem vehementius incensi, ac

I. S. Léo. Epist. al. 125. — 2. Pie VII, Epist. Encycl. , Diusatis, 15 mai 1800.

appendice.

« Il ne faut pas non plus omettre d'enseigner que la » puissance royale n'est pas conférée pour le seul gou- » vernement de ce monde, mais surtout pour la protec- » tion de l'Église (J), et que rien ne peut être plus avanta- » geux et plus glorieux à la fois pour les rois et les chefs » des nations que d'agir selon l'instruction que donnait à » l'empereur Zenon saint Félix, l'un de nos prédécesseurs, » c'est-à-dire, de laisser l'Eglise catholique se gouverner » par ses propres lois, et de ne pas souffrir que personne » mette obstacle à sa liberté... Qui, en effet, pourrait dou- » ter qu'il soit de l'intérêt des rois, quand il s'agit des affaires » de Dieu, de suivre avec soin l'ordre qu'il a établi, et de » subordonner et non de préférer leur volonté royale à celle » des prêtres de Jésus-Christ (2) ! »

Mais bien que nous devions prier en tout temps, c'est surtout au moment des immenses calamités de l'Église et de la société civile, en présence de la vaste conspiration des ennemis de l'Église catholique, en présence aussi des nombreuses erreurs contre l'Église et le Saint-Siège, qu'il est absolument nécessaire de nous approcher avec confiance du Trône de la grâce pour en obtenir miséricorde et secours au temps opportun. Nous avons donc jugé utile de réveiller la piété de tous les fidèles, afin que, s'unissant à Nous et à Vous, ils ne cessent d'invoquer et de supplier le Père des lumières et des miséricordes par les prières les plus ferventes et les plus humbles, et pour que, dans la plénitude de leur foi à Notre-Seigneur JéSUS-Christ, qui nous a rachetés par son sang, ils recourent à lui, et demandent instamment et continuellement à son Cœur miséricordieux d'entraîner tout à Lui par les liens de Son amour ; qu'ils obtiennent de Lui que tous les hommes, enflammés de Son saint amour, marchent dignement selon Son cœur, et soient ainsi agréables à Dieu en toutes choses et portent des fruits de toutes les vertus. Les prières des hommes sont plus agréables à Dieu quand le cœur d'où elles partent, est purifié de toute souillure. Nous avons donc résolu d'ouvrir avec une libéralité

i. Lettre de S. Léon, 156, § 125. — 2. Pie VII, Encyclique Diu satis, 15 mai 1800,

appcntuce.

per Pcenitentiœ Sacramentum a peccatorum maculis expiati, fidentius suas preces ad Deum effundant, ejusque misericordiam et gratiam consequantur.

Hisce igitur Litteris, auctoritate Nostra Apostolica, omnibus et singulis utriusque sexus catholici orbis fidelibus Plenarîam Indulgentiam ad instar Jubilaei concedimus intra unius tantum mensis spatium usque ad totum futurum annum 1865 et non ultra, a Vobis, Venerabiles Fratres, aliisque legitimis locorum Ordinariis statuendum, eodcm prorsus modo et forma, qua ab initio supremi Nostri Pontificatus concessimus per Apostolicas Nostras Litteras in forma Brevis die 20 mensis Novembris anno 1846 datas, et ad universum episcopalem Vestrum Ordinem missas, quarum initium « Arcano Divinœ providentiœ consilio, » et cum omnibus eisdem facultatibus, quae per ipsas Litteras a Nobis datae fuerunt. Volumus tamen, ut ea omnia serventur, quae in commemoratis Litteris praescripta sunt, et eaexcipiantur, quae excepta esse declaravimus. Atque id concedimus, non obstantibus in contrarium facientibus quibuscumque, etiam speciali et individua mentione ac derogationi dignis. Ut autem omnis dubitatio et difficultas amoveatur, earumdem Litterarum exemplar ad Vos perferri jussimus.

« Rogemus, Venerabiles Fratres, de intimo corde et de » tota mente misericordiam Dei, quia et ipse addidit dicens: » misericordiam autem meam non dispergam ab eis. Petamus » et accipiemus, et si accipiendi mora et tarditas fuerit quo- » niam graviter ofifendimus, pulsemus, quia et pulsanti ape- » rietur, si modo puisent ostium preces, gemitus et lacrymal 2> nostra?, quibus insistere et immorari oportet, et si sit una- » nimis oratio... Unusquisque oret Deum non pro se tantum, » sed pro omnibus fratribus, sicut Dominus orare nos do- » cuit (1). » Ouo vero facilius Deus, Nostris Vestrisque, et omnium fidelium precibus, votisque annuat, cum omni fiducia deprecatriccm apud Eum adhibeamus Immaculatam

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