V. — Errores de ecclesia ejusque juribus
XIX. Ecclesia non est vera perfectaque societas plane libéra, nec pollet suis propriis et constantibus juribus sibi a divino suo Fundatore collatis, sed civilis potestatis est
appendice. 407
fesser la religion qu'il aura réputée vraie d'après la lumière de la raison.
Lettre apostolique : Multipliées inter, du 10 juin 185 1.
Alloc. Maxima quidem, du 9 juin 1862.
v XVI. Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et se sauver dans le culte de n'importe quelle religion. Encycl. Quipluribus, du 9 novembre 1846. Alloc. Ubi pri?num,àu 17 décembre 1847.
Encycl. Singulari quidem, du 17 mars 1856.
^ XVII. Au moins doit-on bien espérer du salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ.
Alloc. Singulari quadam, du 9 décembre 1854.
Encycl. Quanto conficiamur. du 17 août 1863.
^ XVIII. Le protestantisme n'est pas autre chose qu'une forme diverse de la même vraie religion chrétienne, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu aussi bien que dans l'Église catholique.
Encycl. Noscitis et nobiscum, du 8 décembre 1849.
IV. — Socialisme, communisme, sociétés secrètes, sociétés bibliques, sociétés clérico-libérales.
Ces sortes de pestes sont souvent frappées de sentences formulées dans les termes les plus graves dans l'encyclique Qui phiribus du 9 novembre 1846; dans l'allocution Quibus quantisque du 20 avril 1849 ; dans l'encyclique Noscitis et nobiscum du 8 décembre 1849 î dans l'alloc. Singtilari quadam du 9 décembre 1854; dans l'encyclique Quanto conficiamur mœroreàu 17 août 1863.
* V. Erreurs relatives à l'Église et à ses droits.
XIX. L'Église n'est pas une vraie et parfaite société, pleinement libre ; elle ne jouit pas de ses droits propres et constants, que lui a conférés son divin Fondateur, mais il
appendice.
definire, quae sint Ecclesiœ jura ac limites, intra quos eadem jura exercere queat.
Alloc. Singnlari quadam, 9 decembris 1854.
Alloc. Multis gravibiisque, 17 decembris 1860.
Alloc. Maximaqiiidem,<^)\\m\ 1862.
XX. Ecclesiastica potestas suam auctoritatem exercere non débet absque civilis gubernii venia et assensu. AWoc.Meminitunusquisque, 30 septembris 1861.
XXI. Ecclesia non habet potestatem dogmatice definiendi religionem catholicae Ecclesiae esse unice veram religionem.
Litt. Apost. Multipliées inter, 10 junii 185 1.
XXII.Obligatio,quacatholici magistri et scriptores omnino astringuntur, coarctatur in iis tantum, quae ab infallibili Ecclesiae judicio veluti fidei dogmata ab omnibus credenda proponuntur.
Epist. ad Archiep. Frising. Tuas libenter, 21 decembris
XXIII. Romani Pontifices et Concilia œcumenica a limilibus suae potestatis recesserunt, jura principum usurparunt, atque etiam in rébus fidei et morum definiendis errarunt.
Litt. Apost. Multipliées inter, 10 junii 185 1.
XXIV. Ecclesia vis inferendae potestatem non habet, neque potestatem ullam temporalem directam vel indirectam.
Litt. Apost. Ad apostolicœ, 22 augusti 185 1.
XXV. Praeter potestatem episcopatui inhaerentem, alia est attributa temporalis potestas a civili imperio vel expresse vel tacite concessa, revocanda propterea, cum libuerit, a civili imperio.
Litt. Apost. Ad Apostolieœ^ 22 augusti 1851.
appentrice. 409
appartient au pouvoir civil de définir quels sont les droits de l'Église et les limites dans lesquelles elle peut les exercer.
Alloc. Singulari quadam, du 9 décembre 1854.
Alloc. Multis gravibusqne,<\\\ 17 décembre 1860.
Alloc. Maxima quidem, du 9 juin 1862.
XX. La puissance ecclésiastique ne doit pas exercer son autorité sans la permission et l'assentiment du gouvernement
Alloc. Meminit unusquisque^àw 30 septembre 1861.
XXI. L'Eglise n'a pas le pouvoir de définir dogmatiquement que la religion de l'Église catholique est l'unique vraie religion.
Lett. apost. Multipliées inter, du 10 juin 1851.
XXII. L'obligation qui lie les maîtres et les écrivains catholiques se borne aux choses qui ont été définies par le jugement infaillible de l'Église comme dogmes de foi qui doivent être crus par tous.
Lettre à l'archevêque de Munich, Tuas libenter, du 21 décembre 1863.
XXIII. Les Souverains Pontifes et les Conciles œcuméniques se sont écartés des limites de leur pouvoir ; ils ont usurpé les droits des princes et ils ont même erré dans les définitions relatives à la foi et à la morale.
Lett. apostol. Multipliées inter^ du 10 juin 185 1.
XXIV. L'Église n'a pas le droit d'employer la force ; elle n'a aucun pouvoir temporel direct ou indirect.
Lett. apostol. Ad Apostolicœ, du 22 août 185 1.
XXV. En dehors du pouvoir inhérent à l'épiscopat, il y a un pouvoir temporel qui lui a été concédé ou expressément ou tacitement par l'autorité civile, révocable par conséquent à volonté par cette même autorité civile.
Lett. apostol, Ad Apostolicœ^ du 22. août 185 1.
410 appenoice.
XXVI. Ecclesia non habet nativum ac legitimum jus acquirendi ac possidendi.
Alloc. Nunquam fore, 15 decembris 1856. Epistencycl. Incredibili, 17 septembris 1863.
XXVII. Sacri Ecclesiae ministri Romanusque Pontifex ab omni rerum temporalium cura ac dominio sunt omnino excludendi.
Alloc. Maxima quidemy 9 junii 1862.
XXVIII. Episcopis sine Gubernii venia fas non est vel ipsas apostolicas litteras promulgare.
Alloc. Niinquam fore, 15 decembris 1856.
XXIX. Gratiae a Romano Pontifice concessae existimari debent tanquam irritas, nisi per Gubcrnium fuerint implorâtes.
Alloc. Niinquam fore ', 15 decembris 1856.
XXX. Ecclesias et Personarum ecclesiasticarum immunitas a jure civili ortum habuit.
Litt. Apost. Multipliées inter, 10 junii 185 1.
XXXI. Ecclesiasticum forum pro temporalibus clericorum causis* sive civilibus sive criminalibus, omnino de medio tollendum est, etiam inconsulta et reclamante Apostolica Sede.
Alloc. Acerbissimum, 27 septembris 1852.
Alloc. Nunquam forey 15 decembris 1856.
XXXII. Absque ulla naturalis juris et aequitatis violatione potest abrogari personalis immunitas, qua clerici ab onere subeundae exercendaeque militise eximuntur ; hanc vero abrogationem postulat civilis progressus, maxime in societate ad formam liberioris regiminis constituta.
Epist, ad Episc. Montisreal. Singularisuobisque,29sept.