‹ Histoire de Pierre Terrail, seigneur de BayartChapitre 54 sur 59 · B&YA.RT · texte numérisé non relu

B&YA.RT

Le duc d'Alençon à François Ier. (Manuscrits de Bétbune, n° 85oo, Bibliothèque royale.)

Monseigneur, je nay point encore eu de response de Mons. Dorval, s'il viendroit ou non; doubtant que par faulte de donner prompte provision aux places , Ion peut estre surpris , jay ce matin assemblé messeigneurs le maréchal de Chastillon, cappitaines Bayart et les autres, lesquels javoys envoyez visiter Mézières , et, après avoir ouy leur rapport combien que de ceste heure elle ne soit en estât dat tendre un siège , ledit sieur de Bayart pense que estant dedans avecques sa compaignie , celle de Mons. Dorval qui y est, et les bandes du baron de Montmoreau et Boucal , quil la pourra garder. A cette cause , les ay incontinent depeschez pour les y envoyer , saichant que si les Bourguignons passent oultre , on pourra toujours retirer ces bandes. .

Monseigneur , je supplye le Créateur vous donner très longue vie et très bonne santé. De Reyms , ce IV jour daoust.

Votre très humble et très obéissant suget et serviteur.

Charles.

No 3.

Du même au même. (Manuscrits de Béthune, n<> 85oo,

Bibliothèque royale.)

SuscripHon. A mon très redouté et souverain seigneur. U vous a plu me faire savoir de vous donner avis de lestât en

APPEÏNDIX.

quoy sont vos places de deca , et principalement Mouzon et Maizieres , ausquelles je vous asseure que Ion fait ce que Ion peut , non pas ce que Ion veult , par faulte de navoir de quoy subvenir a ce qui seroit bien de nécessité faire. Touttefois , attendu lestât en quoy elles sont de ceste heure et les gens qui sont dedans, je ne pense pas quelles soient emportées légèrement , Ion y besogne journellement en la plus grande diligence quil est possible. 14 daoust , de Reyms.

Lettre de Bayart au Roi François Ier. (Manuscrits de Béthune,' no 8487, Bibliothèque royale.)

(Suscription) Au Roy mon souverain Seigneur.

Sire , tant et si très humblement que je puis , me recommande à votre bonne grâce.

Sire , jay reçu la lettre qu'il vous a plu mescripre , par laquelle me faite savoir que Monseigneur dAlançpn vous a escript la bonne volonté que jay à vous faire service , et mesmement en laffere de Mesiere, là ou je suis venu ou jay trouvé Mons. Dorval , lequel nen a point bougé , et y a donne si bon ordre , que je ny aurois pas grand peine ; touttefois si laffere y venoit la ou ailleurs , vous me trouverez vrai gentilhomme.

Sire , je prie a Dieu quil vous doint très bonne vie et longue. A Mesiere, le XIII daoust.

Votre très humble et très obéissant subget et serviteur.

Bayart.

Lettre au duc d* Âlençon. (Manuscrits de Béthune, n- 8487, Bibliothèque royale.)

Monseigneur , nous avons reçu votre lettre , et sommes très aises de ce que les forces du Roy sont ensemble , vous advertissant que depuis deux ou trois jours nos ennemys ne nous ont pas tant pressez dartillerye comme ils fesoient par avant , et ne savons si c'est par faulte d'amonycions ou de craincte quils ont de larmée du dit Seigneur.

Au surplus , Monseigneur , quant a ce que hous mandez sv nous pouvrions tenir jusques vers la fin de cette sepmayne , nous ne vous y métrons point de terme , mais vous supplions croire que sera tant que nostre honneur et nos vies se pourront estandre pour le sen i< < du maistre , ce qui sera la fin de letre.

Suppliant notre Seigneur , Monseigneur , vous donner bien bonne et longue vie. A Mesiere , ce mardi sept heures de nuyct.

Vos très humbles serviteurs.

MOWTMORF.ICCY BaYART.

Extrait d'une lettre de Louise de Savoie à Florimond Robertet. ( Manuscrits de Béthune , n° 8487 , Bibliothèque royale.)

(Suscription) A Monsieur le trésorier Robertet.

Monsieur le trésorier , jeuz hier deux lettres de vous escripte à Athygny , et l'autre à Rethel ; par la première vous me faites savoir comme les ennemys sont encorcs vers Vervins , de la bonne sauté du

Roy , ce cpiil a faict au camp des Suisses , et ce que vous a dit votre

nepveu de ma part , la venue de Baiard et Montmorency vers le dit seigneur ; par lautre larrivée du dit seigneur à Rethel , ce qu'il a sceu , et la nécessité de Touruay, et le renvoy quil a fait du cordelier et prestres séculiers. Gomme le dit seigneur a ordonné que les dits Baiard et Montmorency courroient la part q' estoient les eunemys , et les propos que le dit seigneur a tenus du bon traictement quil veut faire au dit Baiard

Monsieur le trésorier , vous cognoissez la bonne nature du Roy, et suis bien asseurée que pour recueillir gens qui luy ont fait tel service que Baiard et Montmorency , quil na rien oublié de ce quil y fault faire , et au regard du bon traictement quil tient propos faire au dit Baiard en suis très aise , et scay bien quil le fera tel quil pourra et aussi estre en endroict ou les dits seigneurs ne sauront riens perdre dy user de sa débonnaire et grande libéralité , car c'est pour un personnaige qui vault et mérite tant et tant que pour lui Ion ne sauroit trop faire. .

Escript à Meaulx du XII jour d'octobre.

Louise.

Lettre de Bayart au Roi François /«•. (Manuscrits de Béthune, n° 8487, Bibliothèque royale.)

(Suscription) Au Roy mon souverain Seigneur.

Sire , jay reçu les lettres que vous a plu me mander datées du VII de ce moys , par les quelles me mandez que je assemble le plus gros nombre de gendarmes que je pourray pour aller faire une grosse course au pays de Hénault , ce que je ne puys faire sans gens de pié , car il faut passer par boys et passages fort estroits , et ay desia

APPENDJX

esté en quelque endroit la ou il me failloit laisser aux passages quelque nombre de gens darmes , comme je vous ay adverti par Mons. de Barbezieux, et si nay de bandes quil vous a plu ordonner icy que celle

de Mous, de Lorraine et Mons. de , avecques celle de Mons. de

Guyse, et Sépoys qua quarante ou cinquante chevaux qui est la plus grosse bande de chevaux légers qui soit en quartier icy. Demain je partiray dicy deux heures devant jour avecques le nombre que jay pour aller de lautre costé , et feray le plus gros bruyt que je pourray, mais et grand dommage ne leur point je puis faire. Javoys icy la bande des gens de pié de Longueval pour moy cuider aider , et quant je leur ay parlé daller aux champs pour vous faire service , ils mont respondu quilz nyroient point sans argent, et ilz sont allez, et ny a pas grant perte , car ilz nestoient que soixante ou quatervingt qui ne valoient riens. Sire , il y a dans le Quesnoy huit cents chevaux et de piétons de sept a huit cents Namuroys et quatre cents Lansquenets et d au 1res gens du pays jusques au nombre de trois on quatre mille ; ils vouloient faire quelques courses en ce pays , mais jusques icy ils nont encores riens fait et ay seu cecy par quelques paysans qui ont esté trouvé en un village des leurs et par un homme de cheval et un varlet. Sire , en passant par Bapaume , je vis les gens de pié de M. de Sorel qui estoient si mynces et petit nombre que je luy ay mandé quil ne bougeast de Saint-Quentin. »

Sire, je prie a Dieu quil vous doinct très bonne vie et longue. À. Guyse , ce IX de novembre.

Votre très humble et très obéissant subgect et serviteur.

Bayart.

Mecueil de tiltres originaux scellez pour servir à V Armoriai de l'ancienne Noblesse , aux généalogies ei à l'histoire. (Volume 120.)

Nous Pierre de Bayart , chevalier de lordre , confessons avoir reçu du S1 Jehan Testu , conseiller du Roy , notre seigneur , trésorier et receveur général de ses finances es pays de Languedoc , Lyonnais , Forest et Beaujeulet, la somme de cinq mil cent livres tournois en deux descharges escriptes du XVIe jour du présent moys de juillet, levée ainsi quil sensuit. C'est a savoir unne équivallente deux mil livres, et unne octroiz prochain trois mil cent livres, qui est la dite somme de cinq mil cent livres , a nous ordonnée par le Roy nostre dit seigneur , pour nostre pencions et entretenement en son service durant ceste présente année , commençant le premier jour de janvier dernier passé; de laquelle somme de cinq mil cent livres nous tenons pour content et an quictons le dit Testu , trésorier susdit. En tesmoing de ce nous avons signé ces présentes de notre maiu , et faict sceller du scel de nos armes le XIXe jour de juillet Tan mil cinq cens vingt trois. Bayart.

Quittance en parchemin , d'une belle écriture , à laquelle est joint le sceau de Bayart, où Ton distingue une tète de lion , et quelques lettres d'un exergue que Ton ne peut déchiffrer.

La signature , parfaitement semblable à celles du Recueil de Béthune, est d'une grosse écriture, et d'une main qui paraît plus habituée à se servir de la lance que de la plume.

Extrait d'une Montre de la compagnie du chevalier Bajrart, conservée en original en parchemin, au cabinet de l'Ordre du Saint-Esprit. (Recueil coté Titres scellés, volume 247, folio 943.)

*4 octobre i5aJ.

Rolle de la montre et revue faicte à Cassan en Italie le vingt ta quatriesme jour d'octobre, Tau mil cinq cens vingt et troys, de quatre vingts dix neuf hommes d'armes , et deux cens archiers du nombre des cent lances fouraiez de l'Ordonnance du Roy, notre Sire, estans soubz la charge et conduicte de Mess. Pierre de Bayart , seigneur dudît lieu, chevalier de Tordre dudit seigneur, leur cappitaine , sa personne y comprinse.... pour le quartier de janvier, février et tnan dernier passe.... desquelz les noms... s'ensuivent :

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