‹ Histoire de PologneChapitre 106 sur 219 · AltercaiioDs intestines* Irritation · texte numérisé non relu

AltercaiioDs intestines* Irritation

Je ne finirais jamais, si j'entreprenais de faire connaître toutes les dissensions qui éclataient sur tous les points de rëtat, au temps de Sigismond III. Je donnerai seulement un aperçu général de ces désolantsévénements. La discorde était entre les seigneurs qui se contrariaient. Plusieurs étaient mécontents d'avoir perdu leur influence à la cour^ d'autres accusaient le roi d'éloigner son bon conseil. Il y avait des querelles et des rixes entre les écoles. Les dissidents se plaignaient de ce qu'on ne les admettait plus aux emplois publics et qu'on les privait de leurs églises. En 1595, à Brzesc, on renouvela l'union entre les églises grecque^russienneet latineromaine. Les intrigues y jouant leur rôle, elle déplut à un grand nombre du rit grec qui la rejeta, se sépara décidément du pape et forma une désunion. Ce scbisme occasionna dans les provinces russiennes des troubles, des violences et même de sanglantes émeutes qui souillèrent le règne de Sigismond III. Dans les tracasseries avec les protestants, on en venait aux mains et le sang coulait dans les-villes de Pologne et de Litvanie. Ainsi la république fut tout-à-coup, de la manière la plus désolante, en proieàdes altercations envenimées au dernier point. Les enfants d'une même patrie, s'irritaient les uns contre les autres, le frère se défiait de son frère. Vous devez apercevoir, mes chers amis, combien, dans cet état de souffrance, la république avait besoin d'amélioration, mais elle n'en trouva pas (52).

(52] DRîtMEn DiscouBs DE Jean Zamoïski , tenu à la dié(c de 1Û05, avant [<i second moriage de Sigismond III. Zamoïski, se levant iic Si place, s'avança vers le trône et prit la parole :

u Sirel m: vous offensez pas de la manière insolite, dont je quitte mn chûl^c curiik ; je vais vous Taire connaître mes opinions au sein de Itt chanibro. Je ne le fais point par légèreté, mais afin que votre mojf^&ié et iDU!t les pères réunis puissent m* entendre. J'ai perdu la «acte dans les Taiigiies de la guerre et au service de ma chère patrie ; ïîi voii me manque et la vieillesse m*accable. Je dirai donc de celle place ce que }g pense être utile dans les perpleiités actuelles pour le bien et la gloire de la Pologne. Je répète d'abord ce que j'ai dit Autrefois sans i^uc* mon conseil fut suivi, et il est probable qu'il ne le

QUÀTaiÈMB P]^0I>E, D£ 1587 A 1795 1&3

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