‹ Histoire de PologneChapitre 202 sur 219 · Skrzynecki passe la Vistnle à Poticze · texte numérisé non relu

Skrzynecki passe la Vistnle à Poticze

Le jour même de la défaite de Vilna , le gros de Farmée de Skrzynecki offrit un étrange spectacle! sans songer à la Litvanie, car il comptait sur Gielgud comme sur lui-même, et son projet de renverser le gouvernement n'ayant pas réussi, le général en chef forma le plan de détruire le corps de Rudigér occupant le palatinat de Lublin. Dans ce but , lankovski marcha surKock pour attaquer de front le général ennemi, Ghrzanovski sortit de Zamoscpour tomber sur ses derrières; Skrzynecki lui-même quitta Praga, et se porta aussi de ce côté avec le reste de l'armée ; mais au moment de commencer l'action , il reçoit la fausse nouvelle que les Russes, débouchant d'Ostrolènka, se dirigent sur Praga. A cette nouvelle il abandonne à lankovski l'exécution de son projet, et, n'osant pas revenir sur ses pas et rentrer dans Praga, il court en toute hâte vers la Vistule, passe ce fleuve le 20 juin, sur le pont construit à Poticze, et ramène à Varsovie ses troupes épuisées par des marches inutiles à travers un pays sablonneux. Cependant, lel9 juin, le général Rudiger , étant près de Lysobyki enveloppé de toutes paris, n'attendait que le moment où il serait forcé de rendre les armes; mais au lieu d'être battu, il enlève à lankovski un parc d'artillerie, le conduit au-delà du Vieprz, et se met hors de danger, sans avoir été entamé. Couvert de honte, lankovski suivît le général en chef, et passa aussi la Vistule. Chrzanovski , laissé tout seul en face de Tennemi , par suite de ces événements inexplicables , parvint à se retirer , et à rejoindre le gros de l'armée. Cet échec , et la conduite ultérieure du général en chef, prouvèrent quedepuis la défaite d'Ostrolènka , il n'osait plus se rencontrer avec l'ennemi , et qu'il semblait attendre du hasard le salut de la patrie. On voit que ses danses sont terminées et ne sont suivies . que par des marches et contremarches comme s'il poursuivait les v^nts.

CiNQLIÈiME PÉRIODE, DE 1830 A 1831. 355

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