nussfe en partage
Leszek-le-blanc était un prince bon et probe, l'amabilité et la douceur étaient le cachet particulier de son caractère. Les Russiens lui suscitèrent de nombreux embarras. Les
mer les contestations, de lever les incertitudes; afln de raccomptir, il lui faut entrer en possession de Tautorilé suprême et de la capitale. Il promet, sous Tanathéme le plus solennel, à la mère, Hélène, d'adopter le petit Leszek pour flls et de le nommer héritier présomptif. Hélène se laisse tromper etMieczisiav-le-vieuxfît, en 1200, son entrée à Krakovie.
« Leszeh'U'hlanc y revint bientôt parce que la mauvaise foi de Toncle était reconnue, et il ne put prendre de mesures efficaces pour résister. Congédié pour la troisième fois, il recommence ses Intrigues et sème la discorde entre Hélène et Nicolas. Il se plaint devant elle, que le palatin Tempécha de tenir sa parole ; il s'engage de nouveau de remplir sa promesse, si elle veut éloigner le vieux palatin. Elle se rend à ses suggestions , et se montre implacable dans sa colère contre Nicolas, ce qui décide une réconciliation du vieux prince avec le vieux palatin; Mieczislav HI est même invité par Nicolas de retourner de nouveau.
Mieczislav III arrive à Krakovie prendre possession de la monarchie pour la quatrième fois. Leszek se relire à Sandomir. Ce fut la dernière reprise de Tautorité par Mieczislav. Deux fois du temps de son frère Kazimir, deux fois du temps de son neveu, il s^empara du trône; il mourut en 120 1, laissant aux aristocrates la question indécise. Leszek est d*abord invité après la mort de son oncle, mais le palatin offensé ne voulait y consentir qu*à condition que le palatin de Sandomir, Govorek, serait éloigné et exilé. Malgré les protestations très-dévouées de Govorek, qui voulait se retirer, le jeune Leszek ne crut pas convenable d'acheter sa monarchie à celte condition humiliante, et consentit qu'elle fut offerte à Vladislav-aux-jambes-gréles, ûls de Miec" zislay HL
descendants de Jaroslav-le-grand s'étant multipliés, devinrent beaucoup plus nombreux que ceux de Boleslav-bouchetorse. Pendant leurs discordes, il se forma un grand nombre de petits duchés dont les uns furent gouvernés par des ducs élus et les autres le furent par droit de succession, par certaines branches de la famille de Jaroslav : tels furent le» duchésdePolock, Smolensk, Gzerniechov, Vlodimir sur la Klazma, Halicz dans la Russie-Rouge et beaucoup d'autres dont l'existence ftrt plus ou moins prolongée. Vlodimir sur la Klazma et ses environs n'étaient qu'une colonie de Russiens, ainsi que toutes les villes de ces contrées situées au-delà des forêts. Les princes de Vlodimir sur Klazma s'arrogèrent le titre de grands-ducs et humilièrent les grands-ducs de Kiior. La Russie fut de cette manière très-divisée. La décadence de Kiiov, contribua à l'accroissement de Halicz. Mais les guerres civiles y amenèrent les Polonais et les Hongrois, et comme ils avaient chacun des partisans , ils s'y formèrent deux partis appelés polonais et hongrois, ce qui permit aux voisins d'envahir mainte fois cette principauté puissante et d'y conserver leur influence. Leszek-le-blanc , devait veiller aux changements qui y arrivaient.