Discorde entre les princes. — Nantissements
Cependant les querelles des ducs silésiens, polonais, kuiaviens, continuaient; Boleslav-le-chauve, ou le cornu, surtout, troublait la tranquillité de tous. Ils étaient en guerre les uns contre les autres, et en contestations avec les seigneurs et les évëques. £n accordant aux évèques le droit ducal et le pouvoir suprême dans leurs domaines épiscopaux, ces princes excitèrent la jalousie des seigneurs ou barons, et le reste de la noblesse ou de slaclicic ne dissimula point son mécontentement. Les nouveaux privilèges augmentaient les désordres. Une multitude d'habitants se trouva ainsi soustrait à la loi polonaise, pour subir ou exercer l'arbitraire. Les ducs appauvris par la diminution de leurs revenus, contractèrent ées dettes, empruntèrent de Pargent des Allemands, donnèrent en garantie leurs vastes terres dont la plupart passèrent de cette manière aux markgraves de Brandebourg, qui en retirant un intérêt usuraire de leurs avances pécuniaires, dépouillèrent de leurs biens les possesseurs imprévoyants. C'est ainsi que furent aliénées à jamais des terres situées au confluent de l'Oder et de la Varta. Lubusz, Santok, Krosno et les plus beaux domaines de la Luzace furent perdus sans retour, car les Allemands ne s'en dessaisirent pas. Remarquez, mes chers amis, la carte n. 5, vous y verrez combien notre malheureuse patrie souffrit par l'égoïsme de quelques hommes, tant princes qu'aristocrates, dont les uns faisaient périr le pays par leur conduite désordonnée, les autres par leur soif des richesses et leur ambition de s'élever au-dessus des autres. L'anarchie désolait toute la Léchie.