‹ Histoire de PologneChapitre 60 sur 219 · PloTcé. — Nouvelles pertes · texte numérisé non relu

PloTcé. — Nouvelles pertes

La diète de Cbènciny terminée, Vladislav, vieillard septuagénaire, reprit son armure et son beaume, attacba à sa ceinture sa lourde épée et s'avança rapidement contre Pennemi acbarné. Les cbevaliers teutoniques de leur côté avaient rassemblé en cette occasion des forces plus considérables qu'à l'ordinaire. Ils étaient secondés et conduits par Vincent de Szamotuly, seigneur puissant de la Grande-Pologne, gouverneur staroste-général de la province, traître à sa patrie, irrité contre le vieux Vladislav. Une bataille décisive fût livrée en 1331, près de Plovcé. Les cbevaliers vaincus perdirent 20,000 bomraes. Vincent de Szamotuly contribua beaucoup à la victoire dans le but d'obtenir son pardon que le vieux roi lui accorda j mais abboré et détesté par ses compatriotes à cause de sa trabison, il périt de leurs mains. Ce fut le dernier traître de cette période où la Pologne, depuis Boleslav-boucbe-torse, souffrait de l'ambition et de la turbulence des aristocrates. Cette victoire signalée rebaussa le courage de la nation et de l'état équestre (28). Vladislavlokéték subit encore une perte très-grave , lorsque les cbevaliers s'emparèrent de la plus belle province, de la Kuiavie

(28) Oo dit qu*en \isi(anl le champ de bataille, Lokéték remarqua parmi les blessés un certain Florien Szary, percé de trois laoces, retenant, de ses mains affaiblies, les intestins qni sortaient de son ventre. Compatissant à ses souffrances, le yieux roi s'écria : « Quelle douleur ce malheureux ne doit-il pas avoir ! » Ftorîen lui répliqua : « la douleur est plus grande d*avoir un mauvais voisin. » Lokéték comprit la double allusion du guerrier qui effectivement tvait un mauvais voisin, comme là Pologne en avait dans les chevaliers teutoniques. Lokéték s'empressa d'acheter les biens du mauvais voisin de Florien et calma ses succès leurs en les leur donnant; mais il étati tiop vieux pour délivrer la Pologne du mauvais voisinage des chevaliers.

presque en tièrej mais sans se décourager il renouvela ses expéditions, pénétra dans le pays de l'ennemi, le dévasta sans ^que celui-ci, réfugié dans ses forteresses, osât se montrer en rase campagne. Il retourna ensuite pour la dernière fois à Krakov.

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