‹ Histoire de PologneChapitre 59 sur 219 · Force militaire · texte numérisé non relu

Force militaire

L'ordre équestre formait la principale force delà nation. On conserva en partie l'ancien partage en district j mais depuis Boleslav-le- grand de grandes modifications s'étaient opérées sous différents rapports. Les châtelains ou castellans, dépouillés en grande partie de leur pouvoir judiciaire par les privilèges, négligeaient la juridiction, s'en déchargeant en partie sur les juges terrestres et ne s'occupant plus que des affaires criminelles dans leur grod; ils devaient conduire leurs districts à la guerre, mais quand le nombre des palatins augmenta, ceux-ci marchèrent à la tête des guerriers. Ils étaient déjà au nombre de huit dans les états de Yladislavle-bref (27). Les autres classes d'habitants ne furent pas aussi rigoureusement astreintes au service militaire; mais dans une invasion, dans une pressante circonstance, les paysans et la bourgeoisie devaient se tenir en armes. L'ordre équestre était non-seulement soumis aux palatins, mais suivait aussi en partie différentes bannières armoriales des seigneurs dont les détachements prenaient place avec ceux des palatins. Chacun montait son cheval et s'armait selon ses moyens. L'armure des seigneurs était ordinairement légère, et il y en avait peu qui se couvrissent de cuirasses ou même de cottes-de-mailles. Toute cette force nommée la pospolite {pospolité ruszéhié) se réunissait au premier appel ou ban, et tout le monde montait à cheval à la réception des vici (rouleaux), c'est-à-dire des or-'res de la levée générale écrits sur du parchemin roulé. Le roi avait aussi une poignée d'hommes à sa solde , mais cet usage y était introduit tout récemment, et l'on employait des étrangers pour ce service.

(27) Savoir : les palatinats de Krakovleet deSaDdomir; de Posen et de Kalisz; de Brzesc, dlnoyroclar, deGnievkov ( qai cessa bientôt d'exister), de Sieradz, de Lènczica. Voyez sur la création des palatins et des palatinats, la note 126 du cbap. 50, Des coasidératioDS sur l'état

doli tique de Pologne.)

Toute la levée devait être payée dès qu'elle franebissait la frontière. Les Polonais furent ainsi rassemblés et prêts à combattre lorsque le vieux roi termina les conférences de la diète de Cbènciny.

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