Législation. — Privilèges accordés aux Rnssiem
Après la mort de Kazimir-le-grand, des désordres commencèrent à désoler la Pologne; sous Jagello, quoique chacun jouît de l'entière liberté d'action , cependant l'ordre se rétablissait peu à peu et l'organisation du pays prenait de la consistance. L'ordre civique ou la noblesse n'oubliait pas de se faire confirmer ses privilèges; mais en même temps, en 1422, à la diète de Gzervinsk, le statut négligé de Yislica ftit rétabli et confirmé; et, en 1423, à la diète de Varta, il fut remplacé et les doutes qui s'y trouvaient furent levés par de nouvelles lois. Pendant le court règne de Vladislav III, les rites grec et romain se rapprochèrent et s'unirent au synode de Florence. Isidor, métropolitain de Kîiov, réussit à faire adopter l'union par tous les Russiens du rit grec sous la domination des Jagellons. Les nobles russiens furent donc admis en 1433 et en 1443 aux prérogatives et privilèges de la noblesse de Pologne. Par conséquent, dans la Russie-rouge et la Podolie qui faisaient partie de la Pologne , le nombre des citoyens et des défenseurs de la patrie fut considérablement augmenté.
iOl. Kazimir-JageUonIde/— Réunion de pluslear» pa:^
Les nobles polonais, après avoir élu roi Kazimir- Jagellojiide, grand-duc de Litvanie, tombèrent bientôt en mésintelligence avec lui, parce qu'il ne voulait pas ratifier et jurer leurs privilèges et leurs lois (37); et, quoiqu'ils le forcèrent
(37)Get eoDteftatioDSM prolongèrefnt quelques années. En 1459, malgré Virritation très-avancée, on se contenta d'une confédération, J
qui engageait tous les nobles à prendre les armes pour garantir les I
à prêter son serment, ils se plaignirent de ce qu'il négligeait la Pologne et favorisait la Litvanie. Cependant la Pologne s'agrandit sous son règne. Des pays qui en avaient été jadis séparés se réunirent de leur plein gré. L'évèque de Krakovie acheta le duché de.Sievierz en 1443. Les ducs de Zator et d'Osviecim reconnurent le roi de Pologne pour leur souverain et Kazimir, en 14K3, acheta le duché d'Osviecim. Par l'extinction des ducs dePlock, en 1462 Belz, et en 1463 Rava furent incorporés à la couronne. En 1494, Jean- Albert, son fils, acheta le duché de Zator, et, en 1495, il réunit à la couronne le duché de Plock. Les habitants de l'ancienne Poméranie de Dantzik, dite la Prusse, conçurent une haine implacable contre l'injuste domination des chevaliers teutoniques et se mirent sous la protection du roi Kazimir, en 1454 (38).
hiens de l'état s\ le roi persistait à ne les pas défendre et pour en soutenlrles privilèges, s'il s obstinait à ne les point conOrmer. On résolut aussi de ne souffk-ir aucun Litvanien dans le royaume et de donner à Kazimir quatre conseillers sans rattache desquels, aucun de ses ordres ne serait reçu, quelque aTantageui quMl fût à la république. Le serment de la confédération fut fait en la présence du roi, qui ne pouvant soutenir cette hardiesse, ne balança plus à promettre ce qu*on exigeait du lui. (SoUgnac.)
(38) Les chevaliers teutoniques exaspérèrent leurs sujets, en violant les lois qu'ils avaient eux-mémei établies et en se portant à toutes sortes de vexations, de crimes, ne respectant plus ni la vie, ni Thonncor, ni la pudeur des personnes. Pour s'opposer à ces infamies, il se forma dans h noblesse, encore en 1397, une confrérie, ou plutôt une soriété, nommée du Lézard, parce que les membres portaient, pour signe de ralliement, une figure de lézard. Cette société agissait pour h plupart secrètement. Elle se réorganisa en 1451, et donnant l'impulsion à toutes les démarches de la noblesse et des habitants, d'un côté envoya ses émissaires au roi Kazimir pour lui faire ses promesses et afin de s'assurer de son assentiment; de Tautre côté, elle décida la noblesse de Prusse à porter plainte contre les chevaliers à Frédéric m empereur d'Allemagne, qui au lieu de rendre justice, déclara la noblesse prussienne, déchue de tous ses privilège» et de toutes ses franchises. Indignée de l'audace d'un tel décret, la noblesse, poussée par les frères du Lézard, offrit son hommage au roi de Pologne, et témoigna son désir de se réunir à la république. Le premier succès de la guerre était aussi le fuitr de l'opération active des frères du Lézard.