Leeh» Gzech, Rus
On dit qu'il y avait un certain individu nomme Lech, qui arrivaavecses frères Czecb et Rus dupaysdesKarvates, dans les contrées où se trouve actuellement la ville de Gniezno. Là, dans une forêt, il trouva l'aire d'un aigle (gniazdo), là aussi il commença à bâtir une ville, capitale du pays, et il adopta l'aigle pour symbole de sa puissance et pour les armoiriesde l'état, llenvoya ses frères dans les directions suivantes : le Czecb à l'occident et le Rus à l'orient pour cbercher a s'établir. De Czecb et de Rus viennent les nations Bobème
(2) Les recherches que Tauleur a faites sur celle partie fabuleuse, se trouvent dans les remarques sur rhislorien Mathieu, aux armoiries de Choléva, Wilna, 1811. Cet ouvrage a été traduit en allemand, par Lindé, et publié dans Touvrage, Vincenz Kadlubek, Ein Beitrag zur slavischen Litteratur. Warschau, 1828.
(3) Circassiens.
(Gzeski ) et Russe; Lech donna à son peuple le nom de Lechites, nopfi que les Russiens et les Russes donnent encore aujou rd'hui aux Polonais. Tout cela est une fable que l'on a inventée fort tard. Il y a eu plusieurs Lech au monde, mais on n^a pas entendu pendant bien des siècles parler d'un seul qui ait fait ces choses. Dans le temps où il doit avoir fixé son séjour imaginaire, il n'y avait pas encore d'armoiries, et nul état n'en possédait : les insignes héraldiques sont d'invention bien postérieure. Pareillement le nom des Russes, n'existait pas à l'époque où ces Lech et Rus, sont supposés avoir vécu. L'origine de cette fable date donc de l'époque où les Russes ont pris ou reçu ce nom. 11 est bien évident, mes amis, que d'après les noms des Léchites , des Gzechiens ( Bohème ) , des Russiens et de Gniezno, on imagina les trois frères; on les appela Lech, Gzech, Rus, et on inventa la fable de l'aire d'aigle, gniazdo orle. Partout on a inventé de semblables, contes, dont aucun n'offre ni utilité ni instruction^