‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 113 sur 274 · Difficulté de l'union écartée · texte numérisé non relu

Difficulté de l'union écartée

Il existait encore plusieurs obstacles à l'union des deux pays. Les Litvanicns ne voulaient pas se rendre en Pologne, ni les Polonais en Litvanie, afin de conclure un acte aussi

POLOGNE FLORISSANTE

important aux deux peuples. Sigismond-Auguste choissait maintes fois des villes-frontières pour y convoquer les nonces et le sénat des deux pays. Les Litvaniens s'y rendaient à regret et aigris, car comment pouvaient-ils oublier ces titres princiers, renoncer aux droits seigneuriaux. C'était une triste nécessité ! si Ton n'osait l'exprimer ouvertement , on cherchait à justifier le mécontentement en criant contre les exigeances des Polonais qui voulaient absolument la restitution ou la cession de la Podlachie, de la Volynie et de l'Ukraine ; on s'effrayait de la bruyante turbulance de l'ordre équestre en l'accusant du désordre et du relâchement de la République. Sigismond-Auguste s'efforçait de calmer les plaintes et à persuader les mécontents de leurs inutiles inquiétudes. Il leur donna lui-même l'exemple, en renonçant, en 1566, à tous ses droits seigneuriaux sur les fiefs des nobles et des seigneurs dont il était suzerain par ses droits féodaux. La noblesse litvanienne et russienne se trouva enfin émancipée et put comme celle de Pologne acquérir des terres en toute propriété. Il renonça, en 1364, à ses droits d'hérédité sur la Litvanie, à laquelle il laissa, comme à la Pologne, le droit de se choisir un souverain. La Litvanie cependant hésitait, c'était toujours un sujet de crainte ou de regret. Habituée à la fraternité de la Pologne, à laquelle elle était attachée depuis tant d'années, elle craignait cependant de lui tendre une main amicale. Enfin la mort de Radzivill , Nicolas-lenoir, un des plus grands adversaires de l'union, arriva à cette époque et éloigna le plus fort obstacle.

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