‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 140 sur 274 · Confédération de TissovcC · texte numérisé non relu

Confédération de TissovcC

Jean-Kazimir n'était certainement pas d'un caractère aussi énergique que l'ancien roi Vladislav-le-bref, cependant il ne se laissa point abattre par le sort implacahle qui le poursuivait. Il supporta l'adversité avec résignation et vécut dans l'espérance d'un meilleur avenir ; entièrement abandonné de la nation, il comptait encore sur elle et n'attendait que le moment où l'amour de la patrie la rappellerait à ses devoirs. Au reste, il n'y avait que la noblesse de Prusse qui tenait son parti. Mais ce qui était plus étonnant dans ces

conjonctures, c'était de voir un prieur des Pauliniens, Augustin Kordecki, défendre courageusement le couvent de Czênstochova, situé sur une montagne qu'on nomme Clairrnont (Jasna-Gora) et célèbre par l image miraculeuse de la sainte Vierge. Cette défense remarquable réveilla les sentiments patriotiques. Or, en 1655, le 29 décembre, Stanislav Lanckoronski, les Potocki et plusieurs autres, forment une confédération à Tiszovcé, déclarant que, puisque le parjure Charles-Gustave, infidèle à ses promesses, n'observe point les lois, commet des abus et des violences, les confédérés s'engagent à combattre, pour la religion catholique, leurs lois, leurs libertés et leur patrie, regardant comme ennemis tous ceux qui resteraient encore attachés au parti de Charles-Gustave, enfin ils sont certains que Jean-Kazimir ne leur refusera point son assistance. En effet, Jean-Kazimir part de la Silésic, passe la Hongrie, traversant les monts Karpaths, par les chemins escarpés et peu praticables, s'arrête à Léopol où il confie solennellement sa patrie et sa personne à la protection de la sainte Vierge miraculeuse de Czènstochova et il va combattre ses ennemis. De toutespartson s'empresse de prendre ce parti. Les troupes quartuaires, revenues à leur devoir, rentrent dans l'obéissance. Georges Lubomirski, hetman-de-camp de la couronne, et Etienne Czarniecki, deviennent Tàme du soulèvement général, et, se mettant à la tète de la noblesse et de l'armée, les conduisirent à de glorieux combats. On s'aperçut que la Pologne existait encore toute entière.

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