‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 193 sur 274 · Fin déplorable des légions en Italie · texte numérisé non relu

Fin déplorable des légions en Italie

La paix ne dura pas longtemps, et quand la guerre éclata de nouveau , les légions Polonaises trouvèrent l'occasion de se faire remarquer par leur bravoure ; elles contribuèrent beaucoup à rétablissement de la république romaine et delà république napolitaine ou parthénopéenne , qui n'eurent qu'une existence éphémère. La Russie ayant envoyé Sou va rov au secours des Autrichiens, la fortune abandonna les républicains. Les Français furent battus dans plusieurs batailles ■ et les légions polonaises éprouvèrent avec eux de grandes pertes. La deuxième légion commandée par Vielhorski , ayant déjà perdu la moitié de son monde , entra à Mantoue , que les Autrichiens vinrent assiéger. Trop faibles pour se défendre longtemps, les Français furent forcés de capituler le 28 juillet 1799 , et ils s'engagèrent par un article secret , à livrer aux Autrichiens leurs déserteurs, c'est-à-dire, les Polonais qui s'étaient échappés du service Autrichien , pour entrer dans la légion. Peu s'en fallut qu'ils ne fussent passés par les armes. Après la reddition de Mantoue , la deuxième légion tomba au pouvoir de l'ennemi et I on n'en entendit plus parler. La première légion , partie de Naples sous le commandement de Dombrovski , fit sa jonction avec la grande armée, après avoir surmonté des difficultés inouïes, ayant à combattre l'exaspération générale du peuple italien, dans les pays soulevés contre les Français. A la bataille de Trébie; qui dura trois jours (17, 18 et 19 juin 1799), elle perdit plus de mille hommes; à celle de Novi (15 août), elle fut presqu'entièrement détruite. A la suite de ces désastres, la république Cisalpine, patrie adoptive des légionnaires, disparut pour toujours , et les débris de la légion se sauvèrent en France.

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