‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 205 sur 274 · Cbulc de Napoléon · texte numérisé non relu

Cbulc de Napoléon

Napoléon trouva encore les moyens de battre complètement les alliés à Lutzen , ce qui ranima les défenseurs des places fortes en Pologne - t mais il ne lui fut plus possible île profiter de cette victoire ; il accepta même les propositions d'un armistice, après l'expiration duquel, la grande bataille de Leipzik vint abattre sa puissance. Le roi de Saxe

fut fait prisonnier , le prince Joseph Poniatovski , périt dans les flots de l'Elster en passant cette rivière le 19 octobre 1813 et les débris de l'armée polonaise suivirent Napoléon en France. Vous avez vu , mes amis , que Napoléon ne se souciait guère dans ces dernières années de l'insurrection nationale en Pologne et ne comptait que sur son armée. Le peu de cas qu'il faisait de la bonne disposition des peuples, lui aliéna tous les esprits, au moment où la fortune se déclara contre lui. Les peuples Allemands et Italiens cessèrent de lui être favorables. Napoléon vit tout le monde s'éloigner de lui et lui devenir infidèle. Ses forces morales et matérielles diminuant tous les jours , il ne lui resta que son propre génie, mais les moyens d'en tirer parti lui manquaient , tandis que ses ennemis augmentaient leurs ressources en faisant un appel aux sentiments des peuples. Napoléon battit encore les alliés entre le Rbin et Paris, mais ses victoires étaient sans résultats utiles, et la trahison de quelques-uns de ses généraux, lui porta le dernier coup. En descendant du trône qu'il avait élevé sur les ruines de la liberté, et avant de partir pour l'île d'Elbe, Napoléon congédia l'armée polonaise qui lui était restée fidèle jusqu'au dernier moment. JI la recommanda à l'empereur Alexandre. Il y eut cependant des Polonais sincèrement attachés à Napoléon qui, nourrissant quelqu'espoir secrel, allèrent partager son exil, et revinrent avec lui pour la dernière fois, sur le onlinent, combattre sous ses étendards, à Waterloo. Les Polonais ont donné à Napoléon des preuves éclatantes de leur dévouement, bien qu'il eût tant de fois trompé leurs espérances. S'il est bien de s'attacher à une personne quand on peut par là être utile à son pays, il est cent fois plus honorable encore et plus digne de la nature humaine, de se dévouer à sa patrie et d'agir directement pour elle, sans les secours étrangers qui sont ordinairement intéressés.

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