‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 256 sur 274 · Non-intervention · texte numérisé non relu

Non-intervention

Depuis la révolution de juillet, on parlait beaucoup de la non-intervention, ce qui voulait dire que les puissances étrangères n'avaient pas le droit de s'immiscer dans les

RÉVOLUTION

affaires intérieures des autres pays. Il était donc évident que l'insurrection de Pologne devait être à l'abri de l'intervention des puissances étrangères, car la diplomatie européenne observant les traités du congrès de Vienne, regardait la Pologne comme partie intégrante de la Russie. Mais cette non-intervention fut reconnue tout d'abord comme impuissante à protéger la Pologne contre l'hostilité de ses voisins et finit par être violée impunément à son égard. La politique des cabinets de Berlin et de Vienne éleva des barrières hostiles autour de la Pologne insurgée; de manière que personne ne pouvait en sortir ni y pénétrer. Un grand nombre de médecins qui accouraient de l'Allemagne, de l'Angleterre et de la France pour apporter des secours aux blessés et aux cholériques, n'arrivèrent à Varsovie qu'après avoir essuyé toutes sortes de chicanes. Quelques militaires, qui venaient de la France, éprouvèrent encore de plus grandes avanies, et il n'y en eut que quelques-uns d'entre eux qui parvinrent à entrer dans les rangs des guerriers polonais (GO). Nous avons déjà vu que la saisie de sommes destinées à la banque , et de marchandises achetées à l'étranger, occasionna des pertes immenses à la Pologne. Enfin par la dernière et la plus criante violation du principe de la non-intervention des secours furent donnés par la Prusse aux opérations de Paskiévitch. Cela se passa à la face de la diplomatie européenne, et personne n'osa réclamer contre cette injustice; aucun ministre n'ouvrit de protocoles. Bien que le principe adopté et reconnu par les cabinets fut violé, cette violation n'ébranla pas les alliances des monarques, ne porta aucune atteinte à la paix, ne provoqua pas la moindre protestation. Comment donc pouvait-on s'imaginer que les alliés de Nicolas feraient quelque démarche en faveur de la. Pologne.

(60) Le colonel le Gallois, de Suavre, G. de Montebello, français; le général Ramonno, génois; le général Langermann, allemand ; le major F. Zcltner, suisse ; (Kosciuszko avait terminé ses jours dans la maison desa famille). Il y eût grand nombre de médecins qui accoururent de toutes parts. Anlomarchi qui avait assisté Napoléon dans ses derniers moments. Brandin qui avait rendu le même service à Bolivar; Briérede Boisemont. Legallois, Sédillot, Chambrais et grand nombre d'autres.

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