‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 3 sur 274 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

mode, c'est la prononciation polonaise qui se soulève avec ses modulations inconnues à la prononciation française. Sans doute on pourrait bien remplacer :

un a. par on un g par gh

in

iT

gn

tz

rz

rj ou rgi

tch

sz

sch ou ch

dz

dj

j ou gi

On pourrait même rendre ch, bien qu'imparfaitement par kh; mais comment suppléer par l'orthographe française, à presquetoutes les consonnes molles, surtout *', c\z\dz\eï\e dur V, qui sont fréquentes dans l'idiome polonais, bien que leurs sons soient inconnus à la prononciation française? L'orthographe française ne pourrait instruire le lecteur qui ne les aurait pas entendues prononcer de vive voix. Certes, il serait facile de suppléer, ou par de nouveaux signes, ou par un concours inusité de lettres, à cette lacune de la prononciation, mais alors ce ne serait plus l'orthographe française, ce serait une orthographe à demi-barbare.

Dans le second cas proposé, c'est l'orthographe polonaise elle-même , qui ne peut s'amalgamer à quelqu'autre idiome. Elle se sert de l'écriture latine comme les autres langues de l'Europe. Mais toutes les autres langues n'ont que les 24 lettres connues dans l'alphabet latin, tandis que l'orthographe polonaise pour garder sa simplicité, a inventé quelques autres lettres inconnues à toutes les langues de l'Occident. Si donc on voulait conserver l'orthographe polonaise pour les noms, il faudrait introduire dans les typographies les caractères polonais et les lecteurs étrangers seraient arrêtés à chaque c', z\ etc., et surtout à ces trois lettres : a t , e lf l\ dont ils ne sauraient que faire et qu'ils ne pourraient rendre par les articulations de la gorge ou du palais. Cest comme si l'on voulait dans le s noms turcs, suppléer aux lacunes de l'alphabet latin par des lettres arabes.

Il est donc absolument nécessaire de sacrifier quelque chose, tant dans la prononciation que dans l'orlhogra-

SUR L'ORTHOGRAPHE DES NOMS PROPRES. xiij

plie. Pour ce juste milieu, l'usage établi en Pologne de latiniser les noms propres, peut servir de modèle à la langue française. On y conserve l'orthographe polonaise autant que possible, mais les consonnes molles se perdent; la consonne r dure est réduite à un / ordinaire; enûn les deux voyelles nasales a t , c 4 , sont rendues par on. ou om et par èn ou èm. L'essentiel y est pour les lecteurs français qui voudraient se rapprocher de la prononciation réelle, de ne pas oublier que chaque lettre dans l'orthographe polonaise, même latinisée, se prononce suivant sa valeur propre, toujours de même. Ainsi le c, quelque part qu'il se trouve est toujours tz (jamais k). Vysocki, Chlopicki, Potocki, lisez Vysotzki, Chlopilzhi, Pototzki.

Pour diriger plus facilement les lecteurs dans cette prononciation nette de toutes les lettres , je pense que je ne déroge point à l'orthographe polonaise, qui est susceptible de modifier quelques lettres , quand j'en conforme quelquesunes à la prononciation française.

Or, un e, pour qu'il ue paraisse pas un e muet au lecteur français , est accentué è ou e.

Quand un t, est séparé de la voyelle précédente a ou o, il porte un tréma ï.

L'idiome polonais ne possède qu'un seul te, qu'on est habitué de prononcer en France comme eu : or pour lever cet inconvénient, dans les noms polonais, au lieu de te, j'ai mis un v. Pour l'orthographe et la prononciation polonaise, cela est tout-à-fait indifférent.

L'idiome polonais , comme toutes les langues slaves , possède un t voyelle et un i consonne, qu'on prononce également i. La consonne se prononce partout de la même façon ; la voyelle est soumise , dans son articulation ,à une double modification , que décide la consonne dure ou molle qui la précède; c'est ainsi qu'on a , dans le polonais, trois sortes d't : La consonne, qui suivant la rectification introduite depuis peu dans l'orthographe polonaise, est marquée par un j (lisez t); la voyelle après une consonne molle i , et la voyelle placée à la suite de la consonne dure y. Ces trois distinctions, embarrasseraient immanquablement le

xrj ORDRE DES MATIÈRES.

II le hardi. — 43. Assassinat de l'évéque Slanislav. Retraite en Hongrie. — 44. Viadislav-Herman et son favori Sieciech. — 45. Les fils se révoltent contre leur père et son favori. — 46% Boleslav III, bouche-torse, et Zbigniev.— 47. Assassinat de Zbigniev.— 48. Chagrins et affaiblissement. — 49. Caractère des conquêtes de la première période. — 50. L'absolutisme affaibli.

(Voye* considérations, cliap. 1 à 18).

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