Force armCe, dispositions militaires
Tout habitant du pays de quelque condition qu'il lut, s'il était en état de porter les armes, était appelé , en cas de
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besoin, à la défense générale. Les cultivateurs, les plus pauvres désignés sous le nom de kmetons, c'est-à-dire paysans, veillaient à la sûreté des châteaux et places fortes; ils y montaient la garde en se promenant d'un bout à l'autre et chantant continuellement. Le plus grand nombre d'entre eux s'exerçaient au maniement des armes et aux manœuvres Ceux des kmetons qui avaient les moyens de se procurer un cheval, entraient dans les rangs des sléchiles {$zlachcic % nobles)qui, étantles plus riches, composaient l'élite de l'armée Par ce service ils s'ennoblissaient, car, pour avoir un cheval, un bouclier, une cuirasse, une armure complète enfin, il fallait posséder une fortune considérable. Un homme ainsi armé en valait plusieurs autres qui ne l'étaient pas. Dès que la guerre était déclarée, ou si l'ennemi faisait une invasion inopinée, la nouvelle s'en transmettait rapidement par tout le royaume. On brûlait le feu, on allumait des tonneaux remplis de résine et de poix, placés sur les montagnes, dans les places fortes et au milieu des champs ouverts, pour avertir du danger commun; les gardes s'avertissaient mutuellement; des courriers étaient envoyés de tous côtés pour porter les ordres du roi, et aussitôt les châtelains rassemblaient les guerriers de leurs districts et les conduisaient à Boleslav. Tout le royaume était en mouvement. Point de délais ni de retard, partout de la bonne volonté et de l'empressement, car Boleslav avait su gagner la confiance et l'attachement des peuples dont il cherchait toujours à épargner le sang, tout en le conduisant à la victoire. Il aimait mieux voir la dévastation d'une partie de pays, que d'exposer les hommes qui défendaient les places fortifiées et assuraient l'indépendance de leur patrie.