‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 39 sur 274 · Écoies, clcrgô, sacre du roi · texte numérisé non relu

Écoies, clcrgô, sacre du roi

Boleslav avait beaucoup déconsidération pour le clergé et fonda des églises et plusieurs couvents. Ayant reconnu que les lumières avaient atteint un plus haut degré dans certains pays que dans le sien, il voulut que le clergé les introduisît en Pologne. Ces sciences se bornaient alors à la connaissance de la langue latine, à savoir lire et écrire en latin, à savoir chanter dans les cérémonies religieuses et à lire le saint évangile et les écritures saintes. Ces premières connaissances conduisirent à de plus profondes recherches sur d'autres ouvrages et sur l'histoire du pays. C'était presque uniquement le clergé qui s'y livrait. Le clergé reconnaissant, considérait beaucoup Boleslav et se montrait cnverslui, non-seulement docile, mais très-obéissant. Ce grand prince ne pouvant obtenir du pape de Rome la permission de se faire couronner avec le cérémonial du sacre, et ne voulant plus faire des démarches qui lui semblaient incompatibles avec son autorité et sa puissance, il prit le parti de se faire couronner et oindre par ses évèques, ce dont ils s'acquittèrent très-volontiers. Peu de temps après cette cérémonie, Boleslav-le-grand, au faite de la grandeur et couvert de gloire, mourut en paix, en 1023.

PREMIÈRE PÉRIODE , DE 860 A 1139. 35 39 . Mieczislav II et IUxa.

Entre les mains d'un mauvais fermier la meilleure moisson se perd récoltée en temps non convenable; le bétail le mieux portant succombe faute de soins; les bâtiments les mieux construits tombent en mines ou périssent par l'incendie; par la même cause, Boleslav était un excellent fermier; mais son fils et successeur, Mieczislav II, ne suivit pas son exemple. À peine son court règne fini, ce fut encore pis. Sa femme devenue veuve, parente des empereurs d'Allemagne et de race allemande, prit les rênes du gouvernement. Elle n'eut aucune considération pour les mœurs et coutumes du pays. Elle méprisait les Polonais, se moquait de leurs manières et costumes qu'elle trouvait grossiers ; elle n'avait de confiance que dans les Allemands auxquels elle donna toutes les places et emplois qui étaient à sa disposition, ce qui enfin irrita tellement les Polonais, qu'ils se révoltèrent contre son autorité. Elle fut obligée de s'enfuir en Allemagne, ce qu'elle fit en emportant la conronue et les trésors royaux. Son fils Kazimir, très-jeune encore, la suivit en Allemagne et s'occupa à Liège à étudier les sciences et l'art militaire; de sorte que la Pologne resta sans chef.

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