Vènceslav. — Vladlslav-loketék se corrige
Ce fut une dure leçon pour la Pologne que ce court règne de Vènceslav et de ses lieutenants ou gouverneurs, qui por-
(23) Przemislav était allé à Rogozno pour s'y distraire. Satisfait d'un honnête délassement, il était prêt à retourner à Krakovie, lorsque le mercredi des cendres ses gardes étant endormis, ou peut-être encore troublés des vapeurs de leurs débauches, il fut assassiné dans son lit par une foule de satellites qui avaient à leur téle les markgraves de Brandebourg, Otton-Ie-long, un autre Ollon et Jean , qui étaient tous les trois les propres neveux de ce prince. — Les sceaux et les enseignes ou armoiries des duchés de la Léchie variaient à cette époque et n'offraient rien de fixe. Les ducs de Mazovic se servaient d'un aigle; ceux de Krakovie d'un dragon, de Poméranie d'un griffon, de Pologne, tantôt d'un lion, tantôt d'un aigle ; ceux de Kuiavie prirent les mi-corps d'un aigle et d'un lion adossés. Przemislav ressuscitant le litre royal , donna aussi l'origine des armoiries pour l'Étal en entier. Il ût graver un sceau majestalique où l'on voyait sa personne assise sur le trône, ayant sur sa téte une couronne et un globe en main, avec la légende : Sigillutn Premislai Polononem régis et ducis Pomeraniœ. Le contre-sceau offrait un aigle éployé entouré de la légende : Reddidit ipse suis victricia signa Polonis.
LÉCIIIË EN PARTAGE.
taientle titre de starostes. Mais elle fut bien plus pénible pourYladislav-lokéték. Comme un pèlerin, le bâton à la main, il se rendit à pied en 1300 au jubilé à Rome. Là, il médita et se rappela ses fautes, réfléchit sur les malheurs dont il était accablé par la volonté divine, et qu'il devait considérer comme une juste expiation de ses fautes. Il prouva que l'infortune l'avait corrigé entièrement lorsqu'il fut de retour dans sa patrie, où, à la mort de Vènceslav, qui ne tarda pas à arriver, il parvint à rentrer, non sans difficultés. 11 était plus facile de perdre une couronne que de la recouvrer. Bien qu'ayant à souffrir sans cesse des pertes et des malheurs, son courage ne fut point abattu. Il déploya sa fermeté et sa grandeur d'âme en consacrant tous ses moyens, tous ses instants au salut delà Pologne, que des dangers imminents entraînaient à une perte presque inévitable. Il en fut le sauveur. Apprenez, mes amis, par l'exemple de ce grand roi, comment on doit se corriger de ses fautes, supporter les revers et se montrer courageux dans l'adversité. L'espérance adoucit les peines de l'homme probe et vertueux, elle le console; une activité constante et infatigable manifeste son courage.