CHASSE ET SON SEIiVIGE
Le peuple participait encore à la communauté des pâturages, des coupes de bois , du produit des abeilles (45] ; mais il est très-probable qu'il supportait déjà plus de charges qu'autrefois , à l'occasion de la chasse dont il perdait le profit. Les grandes chasses et les grandes pèches qui se faisaient jadis en commun , de l'accord des communes > devenaient le partage des jfùissants seigneurs et particulièremcQt du roi qui y comme chef de l'état , réunissait dans sa personne Tautorité des districts et tirait tout l'avantage des institutions et coutumes de la vénerie. Boleslav-le-grand avait des oiseleurs et des veneurs de toutes les nations , et dont l'adresse servait
vicioia deliberamus, itautcum dicta vicinia, oircuitiones, septaaginta bovem et vaccam, homioidia , omnesque exactiones, dicta villa non solvat, sed specialiter omnes vill» ex intègre , se pro una. vicinia et so- Itttione si quod in eis venerit nobis , singulis annis , unum bovem et vaccam solvant. (Premisl. libérât villas ccsnobii Lubin, a. 1277, in Raczyn. cod. dipl. Maj. Pol. n* Lvm, p. 65). A vicinia quod opole vulgariter nnncupatur (fîindat. Lendens. 1145, législ. primit. de Pol., p. 168). (*) Henrici barbati donat. monast. trebnic. 1^2, m Sommersb. script, rer. siles.
(44) Tinecensem villam cum tranaitu navali, ettabema, cum voto ducis duodedm marcarum argent! et tribus poledris. Opatoviec , quod rex Boleslauscum fore et tabema et transitu navali et voto duodecim marcarum singulis annis (dipl. confir. 1130.)
(45) Libertatem omnium silvarum ad sues usus et suorum oolonorum (donatio 1184 in cod. dipl. Dregeri p. 343). Les redevances en martres, en écureuils, prouvent que la chasse n'était pas défendue aux oo- Ions et aux kmetons. L'archevêque de Gnezne avait dans ses possessions : annonam mellis et^feri pelUum vulpinarumetmardttrinam(biiUa 1136, in Raczyn. dipl. Maj. Pol.).
à couvrir ses taMes de gibier et de volaille (4d). Là , où .la chasse était annoncée , tous les chasseurs se réunissaient aux chasseurs de Tétat (47). Les chiens , les faucons , les chevaux volaient au son du cor, et les gens du peuple , qui , pour éviter les rapines des grands chemins , allaient s'établir au fond des pays boi^s , devaient les soigner et alimenter tons ces chiens, faucons, chevaux (48). Maintes fois, pour le gros gibier, pour chasser les animaux féroces, la population entière voyait ses travaux interrompus , afin qu'elle vint coopérer à l'expédition des chasseurs. Ailleurs, les hameaux devaient garder et soigner les bièvres ou castors; ailleurs, les rets pour la pèche ou la chasse (49).