‹ Histoire de PologneChapitre 125 sur 369 · II. ARISTOCRATIE · texte numérisé non relu

II. ARISTOCRATIE

qne par la mort da frère de Mîeczîslav II (59). Après Kazimir, soD fils Boleslav II , ne régna seul que parce que son frère Vladislav Herman était trop jeune et trop indolent : mais il fut forcé de lui céder le trène et Findolent Vladislav Herman , ne pot empêcher le partage de Tétat entre ses deux fils , malgré rillégitimité avouée de son fils aine. Le partage de Tétat se perpétua dans la famille de Piast , comme s*il se fût agi d'une propriété particulière et fut cousommé par Boleslav III » malgré le bas âge de plusieurs de ses fils. Le moins âgé. Kazimir, trop jeune pour participer k ce partage , ne passant pas Tâge de la tonsure , éuit resté lous la tutelle de ses frères , qui devaient lui assigner une portion à Tâge requis par les coutumes*

iO. DROIT DYNASTIQUE.

La Lechie fut donc divisée comme une propriété héréditaire, entre les descendants de Piast et resta bien long temps plongée dans cet état. Les discussions y éclatèrent et Tanstocratie commença à réfléchir et à approfondir la question de l'état ; tandis que les princes , soutenaient leur droit héréditaire. Personne n'osait contester ce droit. Ils faisaient des donations au clergé comme les particuliers , en donnant leurs hérédités ducales en propriété et droit héréditaire (60). Non

(59) Son frère Otton ou Besbraïm occasionnait ces dissensions. Il était Tainé, et par suite des mariages multipliés de son père, la succession lui était contestée. Le scrutateur de l'histoire nationale, Naruszévicz, cherche à mettre en doute la véracité de ces faits, mais, à mon avis , il faut les rétablir dans les fastes de la Pologne. La narration du chancelier de Tempire , qui avait ces affaires entre les mains , est trop claire, trop précise, elle s'accorde avec toutes les chroniques et annales qui l'ont puisée dans d'autres sources , elle répond à la nature des 6hoses qui devaient nécessairement arriver. S'il se trompe en donnant le nom d'Otton à Besbraïm , c'est qu'il est certain queBesbraim portait aussi ce nom de baptême comme son autre frère , en l'honneur des empereurs Otton , avec lesquels leur père était intimement lié.

(60) Donavi haereditatem nostram ducalem jure haereditario possidendam, dit MieczislasIII , dans sa donation de 1173. — Hereditatem nostrorura lagenariorum, ad nos jure dorainii pertinentera , contulimiis

seulement ils distribuaient, comme nous l'avons vu, les terres incultes aux petits cultivateurs , mais il dotaient les prêtres et les seigneurs laïques de biens avec le menu-peuple qui habitait et cultivait ses portions , aortes. Ils partageaient entre eui,ju8qtt*àla dernière extinction de leurs races, ces immenses possessions et les districts qui les enclavaient : cbacun dans sa petite division était maître indépendant. Ils réglaient leurs hérédités par testaments , par adoptions; ils les échangeaient et les vendaient sans égard à aucune réversibilité. Dans cette dissolution manifeste de l'état , il s'agissait cependant de la représentation du chef de la famille et de Tétau Krakovie était considérée et indiquée par la dernière volonté de Boleslav III , comme capitale , le chef devait y résider (61). Dès que Yladislav II fut expulsé, la succession naturelle du chef de famille fut interrompue et bouleversée ; une confusion d'idées déchira l'état pendant toute cette période.

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