CHEF DE L'ÉTAT ÉTABLI PAR L'ARISTOCRATIE
La science et les doctrines y prirent part. La loi canonique et la loi romaine /servaient d'appui à la famille. Mieezislav III , qui savait faire valoir son fisc et l'omnipotence de son pouvoir souverain , soutenait la validité des testaments , et expliquait qu« , comme chef de famille , il avait le droit de choisir son successeur par testament ou par adoption. Maintes fois , les testaments et la dernière volonté du chef mourant , jouèrent un rôle important dans toute celte période.
Les aristocrates étaient d'un tout autre avis. Instruits par la bible , par Trogue-Pompée ou Justin , par Aristote et par rhistoire , ils ne voulaient admettre aucune doctrine romaine , ni celle des empereurs , ni celle des papes , ils aimèrent
jure hereditario ; ab omnibus juribus nobis ratione dominii pertibentibus incolas libérantes , dit Premislav XI , duc de Pologne en 1214.
(61) Gum dux Poloniœ certain doderit singulis filiorum suoruminPo lonia portionem, principalera civitatem Cracoviae, majori natureservans : instituit, ut semper, qui esset de ipsius génère prior natu, civitatem tenereteandem (Innocentii III, papœ, epistolaa. 1211, illustravit Bosquet lib.I.nro 82).
II, ARISTOCRATIE. si
mieox l'électioii et ne Toulurent considérer dans leur souverain qa*an chef do leur cholz , qui ne fut que le premier entre des égaux (62). Us établirent sur le trône la branche cadette de Piast et observant l'hérédité , ils soutinrent leur choix , contre les réclamations de la branche ai née , éloignée du trône par leur décision. Quoiqu'ils tinssent fixement à la branche cadette, pendant cinq très longues générations (deux cents ans depuis 1177 jusqu'à 1370) > la monarchie et tous les duchés de la Léchie , étaient cependant en butte aux guerres de succession et au droit d'héritage.