‹ Histoire de PologneChapitre 148 sur 369 · LES KMBTONS SONT LIBRES · texte numérisé non relu

LES KMBTONS SONT LIBRES

Malgré la dissolution de la Léchie , elle devenait toujours plus populeuse; par conséquent, la population mouvante rencontrait toujours plus d'obstacles dans le changement de son domicile en masse. La législation y intervint avec empressement, afin d'empêcher le dérangement des propriétaires et le désordre qui pouvait en résulter. Sans abroger totalement cette liberté, elle détermina trois cas d'émigration autorisée par la loi , savoir : lorsque les censures ecclésiastiques lancées contre le seigneur privaient son domaine de sépulture , lorsque les kmetons étaient vexés pour les délits et les dettes

gneur, étaient en servitude. — Si libertatem, volam, habebat, tôt annis domino sue serviat ab ipso minime recedendo, quod annorum libertate (vola) gaudebat : et hoc, quando injure polonicosedet. Quando vero jure teutonico est locatus, idem nequeat recedere uUomodo nisi tôt annis censum exsolvat, quot annis habuit libertatem (volam) (stat. Maj.et Min. Pol. 36, 114; Vislic. 134). Ils pouvaient se racheter, payer leur rançon. — Voyez les autres conditions des colonies appelées vola, analysées dans le chap. ou § 78 de la période suivante.

(99) Ignobilisdecimamilliberam deagris quoscolit, dare sitadstrictus. Clericu&petensdecimam ilJiberam abaliquo qui se dicit nobilem... (ordin. Bodzan. 1359, art. 5).

du seigneur; enfin, lorsque le seigneur violait nne villageoise. Surtout, dans ce dernier cas, ils étaient autorisés à s'en aller tons sur-le-champ sans que personne dût les contrarier» et à aller où chacun voulait (100). Individuellement , ils pouvaient s'éloigner à tout moment, lorsqu'ils s'arrangeaient et fermaient leur compte avec le seigneur. [Ordinairement , la fête de Noël était l'époque de la recession. Le kmeto qui sortait devait laisser le manoir dans un bon état et les champs ensemencés , bien cultivés , s'il était de la loi polonaise ou teutonique. Ceux qui jouissaient de la loi teutonique , s'ils voulaient abandonner leur hérédité avant le terme convenu , devaient la vendre ou se faire remplacer par un autre kmeto riche. La loi polonaise , se référant à l'ancien usage , permettait encore à un ou deux kmetons à la fois de s'en aller , contrairement à la volonté du seigneur. La fuite était désapprouvée. Ainsi, par la fuite nocturne , le kmeto perdait tout son bien, sans se délivrer de la poursuite. Le seigneur devenant propriétaire de ses biens pouvait revendiquer et recouvrer le fugitif, s'il ne le négligeait pendant une année entière. Mais la loi se rapportant encore à l'ancien principe , ne force point le fugitif à rester dans le domaine du seigneur, le condamne seulement à une amende de 3 marcs (111 francs) , l'oblige à payer le cens annuel et le rend libre de tout engagement (101).

Page 1